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Maine-et-Loire - 22-08-2014

La méthanisation va doper les rendements de ses cultures

A Vihiers (Maine-et-Loire), Olivier et Christelle Marolleau élèvent des porcs et des vaches allaitantes sur 85 hectares. L’exploitation est excédentaire en azote et les sols ont un déséquilibre minéral. Le futur méthaniseur collectif devrait résoudre ces deux problèmes.

L'EARL de la Haute-Jaminière fait partie des 33 adhérents du futur méthaniseur de Montilliers, dont les travaux de construction démarreront dans moins d'un an pour une mise en service au premier semestre 2016.

L'exploitation est en pleine zone vulnérable, dans le périmètre du sage Layon-Aubance. Comme elle est excédentaire en azote, elle doit exporter la moitié du lisier chez un voisin. Mais parallèlement, ses sols sont en déséquilibre minéral, avec un excès de phosphore et de potasse. Olivier Marolleau se voit donc contraint de rajouter de l'azote minéral, sur ses blés. L'an dernier, il en a acheté trois tonnes pour ses quinze hectares de céréales.


Déphosphoration

Le futur méthaniseur de Vihiers devrait lui permettre de résoudre ces deux problèmes : “Grâce à la méthanisation, j'aurai plus d'azote assimilable par les plantes, parce que le méthaniseur, avec la fermentation anaérobie, solubilise l'azote”. Grâce à un décanteur cylindro-conique (qui ressemble à un silo d'aliment) le digestat liquide sera déphosphoré (le phosphore tombe au fond du décanteur), ce qui permettra d'obtenir un fertilisant organique équilibré par rapport aux besoins des plantes. Il pourra être épandu en priorité au printemps et sera rapidement assimilable. Et voilà que le digesteur pourra permettre d'augmenter les rendements des cultures de l'exploitation ! Actuellement, ces rendements sont modestes puisqu'il ne rajoute pas d'azote, sauf sur les blés. Olivier Marolleau doit acheter jusqu'à cinquante tonnes de fourrage, dont trente à quarante tonnes de foin. Augmenter la production fourragère et celle de protéine devrait permettre à l'éleveur de se rapprocher un peu plus de l'autonomie alimentaire.


On en oublierait presque que le méthaniseur permettra aussi de générer un peu de revenu, avec l'électricité qu'il produira… “Mais l'intérêt est au départ surtout environnemental”, précise l'éleveur.

Valoriser toutes les ressources de l'exploitation semble en tout cas un nouveau leitmotiv pour Olivier Marolleau. Ainsi, avec ses douze kilomètres de haies bocagères, il produit du bois déchiqueté dont il se sert pour la litière de ses Parthenaises. Voilà qui ramène de l'humus stable dans les terres. Mais il songe à le vendre si cela devient rentable, en passant peut-être par la Scic Maine-et-Loire Bois énergie (MLBE), par exemple.

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