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Sarthe - 08-08-2014

"Revenons à une agriculture systémique et dynamique"

Jacques Caplat, agronome, ancien conseiller agricole et expert en semences biologiques auprès de Bruxelles, intervenait le 2 août à la demande de l’association sarthoise du Moulin de Rotrou sur le thème " Changeons d’agriculture".


Le modèle agricole mis en place après la Seconde Guerre Mondiale est basé sur deux préceptes complètement inversés aujourd’hui. L’énergie bon marché et la pénurie de main-d’œuvre qui a conduit à la mécanisation. Ce système est dans l’impasse aujourd’hui. La standardisation des techniques de production et la spécialisation (monocultures) sont une erreur agronomique, née d’une démarche scientifique appelée "réductionnisme". Apparue au XIXe siècle, elle a imposé une vision mécanique de la pousse des plantes où la nutrition végétale est décomposée en éléments, étudiés séparément, sans plus aucune interrelation entre eux. Ce réductionnisme, focalisé sur le rendement, s’est épanoui après la Seconde Guerre Mondiale. Il fallait alors nourrir l’Europe. La recherche agronomique a donc travaillé à la mise en place d’un schéma de sélection de semences à hauts rendements, artificiel et arbitraire. Ce faisant, elle a coupé la plante de son milieu, la rendant plus fragile et nécessitant l’intervention de la chimie. Nos anciens étaient moins idiots. Ils ont toujours choisi des plantes robustes, adaptées au milieu. Revenons à une agriculture systémique et dynamique. L’agriculture bio peut être une alternative au réductionnisme.


Remettre de l’agronomie dans l’agriculture

Certes, on nous affirme régulièrement que l’agriculture biologique ne nourrira pas la planète. Ses rendements sont faibles. Evidemment ! Les semences standardisées sélectionnées pour la chimie et la mécanisation poussent moins bien en bio ! Pas besoin d’études pour savoir ça ! Si l’agriculture bio consistait simplement à supprimer la chimie, elle serait incapable de nourrir le monde ! Non.Il faut aussi remettre de l’agronomie dans l’agriculture. Au lieu de se battre contre le milieu, il faut s’en servir. Les légumineuses par exemple captent l’azote atmosphérique pour le transformer en azote organique. Pas besoin d’azote chimique. L’arbre est aussi un élément essentiel. Ses racines, qui plongent profondément dans le sol, puisent et rediffusent le potassium à travers toutes les couches. Il faut développer les cultures associées sur une même parcelle. Cela marche très bien ailleurs dans le monde. Douze études internationales en milieu non tempéré l’ont prouvé. Il y a 30% de rendement en plus ! Tous les agronomes devraient savoir ça. Il faut promouvoir des plantes qui évoluent non pas artificiellement mais avec leur milieu et avec les hommes. Avec 5% d’exploitants bio en France, dans un contexte aussi défavorable, c’est encourageant. On peut changer les choses, en trouvant des éléments de transition et en se familiarisant avec d’autres techniques. C’est une affaire des pouvoirs publics et des citoyens.





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