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Mayenne - 08-08-2014

A voir : un bâtiment à l'ambiance toujours agréable

A Désertines (Mayenne), le Gaec des Pensées utilise un bâtiment de type serre, tout en bâches et brise-vent. Le système d'aération est efficace, l'ambiance toujours saine. Les visiteurs pourront le découvrir pour la porte-ouverte du syndicat Prim'holstein 53, mercredi 27 août.

Il faut que les gens viennent voir pour constater l'ambiance globale du bâtiment !" Jean-Marie Menan, le président du syndicat Prim'Holstein 53, est convaincu qu'une visite sur place vaut tous les grands discours. Ce type de bâtiment clair, inspiré des serres, peut susciter une certaine méfiance. Mais le système installé au Gaec des Pensées casse les idées reçues.

Aller voir sur place, c'est bien ce qu'ont fait les associés de ce Gaec familial avant de se lancer. Avec l'installation d'un des fils, le quota passait à 800 000 litres. "Les bâtiments étaient saturés, et on devait réaliser la mise aux normes" se souvient Antoine Monnier, le père. L'exploitation rencontrait une contrainte importante : il n'y a que 8 ha de pâturage autour du bâtiment. Il fallait donc trouver un bâtiment pouvant accueillir les vaches en permanence, adapté à toutes les saisons, et en particulier à l'été, où les bêtes souffrent de la chaleur. Ils ont eu vent de l'existence d'un bâtiment de type serre (1) dans la Manche, et sont allés le visiter. "C'était un jour de canicule, et le bâtiment était frais. Il y avait beaucoup de terrain autour, mais toutes les vaches restaient à l'intérieur !" raconte l'éleveur. La preuve était faite, la solution trouvée. Le Gaec a érigé un bâtiment neuf.


De l'air pour isoler

Ces bâtiments sont conçus par modules, des "chapelles". "C'est un jeu de Lego. Si on veut s'agrandir, on pourra en remettre" décrit Pierre-Edouard, l'un des fils. Celles-ci sont en structure légère : le matériau du toit n'est autre que de la bâche de camion ! Pour parvenir à assurer une bonne isolation, on superpose deux bâches, entre lesquelles on place de la laine de verre. Une variante crée une isolation par une lame d'air, entretenue par des turbines. Les éleveurs ont essayé les deux options (laine de verre sur la nurserie et la salle de traite, et air pour le bâtiment vaches laitières). "Pour l'instant, on ne voit pas de différence entre les deux. "

Les bâtiments ont été montés fin 2011. Le chantier a été mené en un mois (et aurait pu être plus court s'il n'avait pas plu). "Tout le bâtiment est arrivé sur un semi-remorque" s'émerveille encore le jeune agriculteur. L'investissement aura été de 440 000 euros, pour 110 places, soit 4000 euros la place (2). Tout compris. C'est-à-dire : le bâtiment de 85 m x 19,20 m, le silo de la même longueur, pour stocker les 55 ha de maïs, le bâtiment de la nurserie, la salle de traite 2x14 et la fosse à géomembrane.


Toit ouvrant

Les parois des bâtiments sont en filets brise-vent. Des panneaux sandwiches protègent la face qui prend la pluie. L'ambiance est gérée grâce à un système d'ouverture du toit. A l'extérieur, une station météo mesure le vent et la pluviométrie. A l'intérieur, une sonde prend la température. Un boitier commande l'ouverture du toit, en fonction des paramètres pré-définis qu'on lui aura indiqués. "Si le vent est à plus de 30 km/h, le toit se referme".

Résultat : l'ambiance dans le bâtiment est toujours agréable. Il n'y a pas de condensation. Et, grâce à l'aération, "on a moins de mouches pendant la traite" apprécie Pierre-Edouard.


Bien-être des bêtes... et des éleveurs

Les éleveurs peuvent donc conduire sereinement leur cheptel, malgré le peu de surface disponible. Les vaches sont séparées en deux lots, pour assurer une rotation. Les moins de 25 kg de lait sortent le jour, et les hautes productrices sortent la nuit (elles souffrent moins des hautes températures). "Quand on a de fortes chaleurs, les vaches restent dans le bâtiment". La moyenne d'étable pointe à 9200 kg sur les douze derniers mois.

Le bâtiment est composé de logettes, et de matelas. Les vaches sont devenues particulièrement calmes. Le racleur passe sept fois par jour. Le seul ajustement qu'il a fallu gérer, ce sont les problèmes de pattes. Ils se sont multipliés en passant des aires paillées au sol bétonné. "Aujourd'hui, on maîtrise. Je me suis formé au parage, et on a acheté une cage" explique Pierre-Edouard.

Une ambiance saine, des vaches tranquilles : c'est du bien-être pour les bêtes, et pour éleveurs. Avec la fin des quotas, l'objectif est maintenant d'atteindre 1 million de litres.


A découvrir aussi

La salle de traite 2x14 DeLaval avec un simple équipement. Les porte-griffes basculent d’un côté à l’autre. Pendant qu'une rangée de vaches se fait traire, l'éleveur prépare la deuxième ligne, et inversement. A noter l'ingénieux système de sortie rapide : la stalle se lève, effectue une rotation complète et vient ainsi pousser les vaches par l'arrière (fabriquant CF Europe). La salle est spacieuse : 9,60 m (3,80 m par quai, et 2 m de fosse).


Affouragement en vert.

Manquant de prairies autour du bâtiment, le Gaec des Pensées distribue de l'affouragement en vert. En période de pâture, tous les jours, ils vont faucher leurs 7 ha de prairies plus éloignées, avec une auto-chargeuse distributrice Bélair. "Cela nous fait économiser 80 kg de correcteur azoté par jour".




Un thème majeur : les logettes

Pour cette 6e porte ouverte organisée par Prim'holstein 53, le syndicat a retenu la thématique des logettes. Parmi la quarantaine de partenaires présents, nombreux seront ceux qui aborderont ces aspects : conception des bâtiments, tapis, entretien et nettoyage, etc. Avec la fin des quotas, certains éleveurs réfléchissent à la possibilité d'optimiser leurs bâtiments. "En Mayenne, beaucoup fonctionnent encore avec des aires paillées. Certains arrivent à saturation des bâtiments" décrit le président Jean-Marie Menan. C'est peut-être le moment de changer, de s'interroger sur le meilleur système. Le passage en logettes peut présenter un moyen d'ajouter 5 à 6 vaches supplémentaires. "Il n'y a pas de solution parfaite. Nous amenons des idées, ensuite c'est à chacun de trier."

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Catégories : Production laitière

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