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Bovins lait - 08-08-2014

L'intérêt des huiles essentielles : “moins d'intrants et pas de délais d'attente”

Avec le plan éco antibio qui vise à réduire d'ici 2017, l'utilisation des antibiotiques de 25 % en élevage, notamment en élevage bovin, le recours à des “médecines douces” est une alternative qui intéressent de plus en plus d'éleveurs.

En allopathie, on raisonne 'anti', en phytothérapie, on cherche à soutenir les fonctions biologiques et à stimuler l'immunité “ explique Olivier Recoursé, vétérinaire Clasel. Phytothérapie, aromathérapie et homéopathie sont des solutions pour limiter l'usage des antibiotiques. En homéopathie, le principe est d'aider l'animal à lutter contre l'élément pathogène. Cette discipline est basée sur le principe de l’infinitésimalité (nombreuses dilutions successives) et de la similitude. La substance d'origine animale, végétale ou minérale va guérir un individu malade alors que cette même substance provoquerait des symptômes chez un individu sain. Exemple : le remède homéopathique Apis à base d’abeille entière fait disparaître les symptômes liès à une piqûre d'abeille.


Des extraits de plantes comme remèdes

En phytothérapie, on utilise en frais ou séchée, la plante entière ou seulement une partie (racine, fleur, feuille, graine), soit en infusion (plante placée dans l'eau chaude), en macération (plante placée dans l'eau froide) ou en décoction (plante laissée dans l'eau portée à ébullition). En aromathérapie, le végétal est distillé pour en extraire les huiles essentielles. Ces huiles sont des produits de composition complexe, très concentrés en principes actifs, qui passent facilement au travers de la peau. Ils sont donc à manipuler avec précaution car une toxicité peut apparaître. Il est conseillé d'utiliser les huiles essentielles diluées dans un corps gras car certaines peuvent être agressives pour la peau et les muqueuses, et d'éviter la voie orale ou intra mammaire. La voie cutanée est donc à privilégier, elle est simple d'utilisation et donne des résultats rapidement. Certaines huiles sont reconnues pour être anti inflammatoires, anti infectieuses mais surtout immuno stimulantes.


Utiliser des huiles essentielles agréées

D'un point de vue juridique, l'Anses-ANMV (1) considére les huiles essentielles utilisées en élevage à des fins thérapeutiques, comme étant des médicaments vétérinaires. Et dans ce cadre, elles doivent avoir reçu une autorisation des pouvoirs publics : un agrément. Le fournisseur, agréé lui aussi, doit être en mesure de fournir un “document d'accompagnement précisant le numéro d'agrément des produits” précise Olivier Recoursé. Avantage pour les huiles essentielles agréées, le délai d'attente aprés traitement sur l'animal est nul en général, alors que pour celles non agréées, l'éleveur doit patienter sept jours avant de remettre le lait dans le tank. Autre facilité pour les huiles agréées, il n'y a pas besoin d'ordonnance du vétérinaire. Toutefois, il est conseillé de mentionner l'usage des huiles essentielles dans le registre sanitaire de l'élevage.


“Quand le protocole est bien mené, c'est moins cher qu'avec des antibiotiques”

Selon le vétérinaire Clasel, “il ne faut pas juste chercher à substituer l'antibiotique par une huile essentielle, mais réfléchir globalement à faire diminuer le nombre d'infections, par une meilleure gestion du logement, par l'amélioration des pratiques de traite et un meilleur suivi du troupeau.”

80% des mammites seraient non cliniques. La vache n'exprime ni douleurs, ni symptômes mais les bactéries hébergées dans le tissu mammaire vont faire grimper le taux de cellules dans le lait. Ces mammites et la plupart des affections courantes “comme la toux et la diarrhée des veaux, la grippe pulmonaire, les strongles, les plaies, le parasitisme cutané (mouches, poux, galle) se traitent bien avec les huiles essentielles. Soit on applique en massage sur le quartier atteint, soit sur la ligne du dos ou sur la racine de la queue, là où la pénétration dans le sang est meilleure”. L'allopathie est à “réserver aux cas les plus graves, les mammites cliniques, les pneumonies du veau”. A l'usage, le vétérinaire constate un bon retour des éleveurs conventionnels sur l'utilisation de l'aromathérapie “ils trouvent cela efficace et facile d'utilisation”.


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Catégories : Sanitaire

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