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France - 08-08-2014

"Le prix espagnol est une catastrophe pour le pêche française"

Luc Barbier, est producteur de cerises, mirabelles et quetsches en Lorraine. Il est président de la Fédération nationale des producteurs de fruits depuis 2012, date à laquelle il a succédé à l'Angevin Bruno Dupont. 

Quels sont les problèmes rencontrés par les producteurs de pêche-nectarine ? 
Sur le marché, nous avons trois prix : un prix espagnol, catastrophique, autour de 0,50 €/kg, un prix grossiste qui navigue entre 0,80 et 0,90 €/kg pour l’origine France et un prix des distributeurs de la Fédération du commerce et de la distribution, qui jouent le jeu, entre 1,20€/kg et 1,30€/kg. Le prix espagnol est une catastrophe pour la pêche française. Aujourd’hui, le consommateur achète plutôt sur le prix que sur la qualité, il achète donc de la pêche espagnole. Même s’il y a des opérations en magasin pour promouvoir les produits d’origine France, les entrées de gamme restent espagnoles. 

Vous fustigez les transports de pêches sans document. Que cela signifie-t-il ?
 On a trouvé des produits espagnols qui circulent sur le territoire sans aucun document d’accompagnement. On ne connaît ni l’expéditeur, ni le destinataire, ni la qualité de la marchandise, ni les volumes et surtout il n’y a aucune notion de prix. Les Espagnols envoient de la marchandise sans prix et le destinataire potentiel définira un prix. Cela déstabilise le marché alors que les produits espagnols en Espagne sont à des prix corrects, autour d’un euro le kilo. 

Qu'avez-vous demandé à Stéphane Le Foll au cours de la réunion la semaine dernière ? 
Nous demandons que la réglementation française s’applique sur le territoire national : toute marchandise qui circule doit être accompagnée d’un bon de commande sur lequel figure le nom de l’expéditeur, du destinataire, le volume, la qualité, le prix et une référence. 

Que se passera-t-il si la situation ne s’arrange pas cet été ? 
Nous verrons avec la FNSEA ce qu’il est possible d’entreprendre comme action. Nous en appelons à la responsabilité des pouvoirs publics afin de stopper l’empilement de règlementations franco-françaises, et l’augmentation des charges pour les producteurs alors que rien n’est fait pour freiner les distorsions de concurrence entre les Etats membres. 
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Catégories : Horticulture

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