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Porc - 13-12-2002

Porc : la capacité de résistance mise à l'épreuve

L’utilisation des concours de trésorerie (ouverture de crédit et court terme) est passée de la moitié aux deux tiers, estime le Crédit agricole. Entre 30 et 50 élevages naisseurs-engraisseurs spécialisés connaissent une situation de trésorerie très dégradée, juge le CER. Ces analyses d’économistes mayennais soulignent que les trésoreries des élevages de porc souffrent de la conjoncture, mais de façon très hétérogène. Chaque élevage, par son histoire, par le poids du porc dans son système, possède sa capacité de résistance financière.
Or septembre 2001 a marqué la fin de 18 mois de bons cours. Pour certains, cette période faste a été trop courte : « La conjoncture 2001 a eu beau être florissante, elle n’a pas permis à tous de reconstituer une trésorerie exsangue après 1999 », analysent Guy Cottineau et René Bourget, responsables du service gestion du CER. Ceux qui ont abordé 2002 sans avoir regonflé leur trésorerie pour des raisons sanitaires, à cause d’un prix de revient trop élevé ou parce qu’ils n’ont pu épurer toutes leurs dettes se retrouvent dans une situation encore plus fragilisée. Car en oscillant depuis avril autour de 1,05 et 1,10 e, le cours moyen sur les 10 premiers mois de 2002 s’affiche autour de 1,20 e/kg net sortie élevage… alors que chaque kilo revient selon les ateliers entre 1,14 et 1, 45 e (1,30 e en moyenne). Ce prix de revient moyen s’est de plus dégradé (de l’ordre de 0,04 e), sous l’effet principalement de la hausse du prix de l’aliment depuis 2001(d’environ 0,02 e du kilo d’aliment).
Adapter la voilure pour passer le cap
« On sent depuis 3 ou 4 mois quelques tensions chez des agriculteurs» reconnaît Antoine Rivière, responsable du marché de l’agriculture au Crédit agricole «Mais il n’y a pas de scoop, ces tensions concernent ceux qui connaissent des problèmes depuis 3 ans : ils ont un prix de revient trop élevé; leur efficacité économique (EBE) ne suffit pas face aux charges financières et salariales. De plus, le PRT (prêt de reconstitution de trésorerie activé en 1999) est toujours en cours et peut peser ». Le représentant de la banque verte ne se fait pas pour l’instant de souci pour les producteurs qui sont de bons techniciens et savent «réduire la voilure selonl’efficience économique». Guy Cottineau développe une analyse parallèle : « la production porcine devient de plus en plus exigente en technicité, en capitaux et en gestion de trésorerie, sur un marché où se rapprochent le cours et le point d’équilibre. L’éleveur doit avoir l’œil visé sur son prix de revient, pour son revenu, et sur son point d’équilibre, pour reconstituer sa trésorerie et se créer une capacité de résistance ».
Reste que « nous sommes à l’heure actuelle au cœur des difficultés », juge son collègue René Bourget. « Si, dès le début 2003, les cours ne remontent pas, la capacité de résistance des plus faibles va être érodée ».

(1) Somme de charges, le prix de revient permet d’estimer le potentiel de revenu selon les cours. Si on retranche les amortissements et rajoute les annuités, on obtient le prix d’équilibre, signal de la situation de trésorerie. Les estimations présentées (sources CER) seront à vérifier après la clôture de tous les exercices comptables.
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