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Maine-et-Loire - 25-07-2014 - Antoine Humeau

La Conf’ interpelle la CAPL et “veut faire bouger les pouvoirs publics”

Colza muté

Julien Rousselot, porte-parole des faucheurs volontaires (2e à droite) : “On ne veut pas stigmatiser la CAPL. On s'adresse aux agriculteurs et au grand public pour les informer, et cette action vise au final à faire bouger les pouvoirs publics.”

Julien Rousselot, porte-parole des faucheurs volontaires (2e à droite) : “On ne veut pas stigmatiser la CAPL. On s'adresse aux agriculteurs et au grand public pour les informer, et cette action vise au final à faire bouger les pouvoirs publics.”


Une vingtaine de militants de la Confédération paysanne, du GabbAnjou, du Civam AD 49 ou encore des faucheurs volontaires, rassemblés sous la bannière du collectif Nos campagnes sans OGM, a été reçue pendant plus d'une heure jeudi 17 juillet par Patrick Brémaud et Christian Blet, respectivement directeur adjoint et vice-président de la CAPL (Coopérative du Pays de la Loire). Les militants, étonnés de constater la présence de “colza véritas CL” dans le catalogue 2013-2014 de la coopérative de Thouarcé, avaient pris rendez-vous pour échanger sur “les risques des plantes mutées”.


C'est la première fois qu'un colza muté est implanté dans le département. Contrairement aux OGM, il n'y a pas eu d'introduction de gène extérieur dans le génome de la plante issue de la mutagenèse. Toutefois, pour les militants de la Confédération paysanne, les plantes mutées, appelées aussi variétés rendues tolérantes aux herbicides (VrTH), sont des “OGM clandestins”, car ce sont “des mutants créés artificiellement avec des produits chimiques ou des rayonnements ionisants mutagènes”. Et posent les mêmes problèmes, comme celui de l'impossible coexistence avec d'autres cultures, notamment les cultures biologiques. Dans un communiqué, la coopérative a justifié ces choix en invoquant “le droit à l'innovation sans exclusive”. Dans certains secteurs géographiques, des producteurs sont confrontés à une plante invasive, l'orobranche. Ces nouvelles variétés de colza peuvent contribuer à réduire encore plus la dissémination de ce parasite, estiment les dirigeants de la coopérative, faisant remarquer au passage que toutes les variétés que la CAPL diffuse sont inscrites et donc homologuées par l'administration.


“L’innovation n’est pas affaire d’idéologie”


En réalité, cette action des militants anti-OGM se voulait avant tout une opération de communication. “On ne veut pas stigmatiser la CAPL, explique Julien Rousselot, des Faucheurs volontaires. On s'adresse aussi aux agriculteurs et au grand public pour les informer, et cette action s'inscrit dans un mouvement plus vaste qui vise au final à faire bouger les pouvoirs publics.” En clair, changer la législation pour que ces plantes mutées soient considérées comme des OGM à part entière.


Reste toutefois un point de discorde important entre les dirigeants de la CAPL et ces militants. Pour les premiers, “l'innovation n'est pas affaire d'idéologie”. Ils se disent “ouverts au dialogue”, à condition que celui-ci ne se fasse pas “à partir d'affirmations péremptoires et d'amalgames générateurs de peurs”. Pour eux, “l'innovation génétique a permis de produire plus en utilisant moins d'intrants”. Mais pour les militants anti-OGM, ces VrTH conduisent à utiliser justement de plus en plus de pesticides. Pas de quoi convaincre la CAPL, qui “continuera dans cette voie et accompagnera le développement de toutes les innovations : agronomiques, variétales, etc., dans le cadre d'une agriculture raisonnée et durable”.


Antoine Humeau



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