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Pays de la Loire - 11-07-2014

“On a pu intégrer de l’agronomie dans la dire

“On a pu intégrer de l’agronomie dans la directive Nitrates” Joël Limouzin, président de la FRSEA Pays-de-la-Loire L’arrêté instaurant le 5e programme d’actions de la directive Nitrates a été signé. Avez-vous le sentiment que la casse est limitée ? Oui. Il faut se rappeler qu’on est parti de très loin. Le texte d’origine donnait des consignes très strictes. Il imposait que les arrêtés régionaux ne soient pas plus souples que le texte national. Les exigences devaient être plus fortes. L’Ouest était dans le collimateur, en particulier les départements côtiers, par rapport à la qualité de l’eau, pour les activités comme l’ostréiculture, et pour les eaux de baignade. Nous avons plaidé pour remettre de l’agronomie dans le dispositif. Cela a fonctionné. Sur quelles mesures cela se retrouve-t-il dans l’arrêté ? Principalement, nous avons pu obtenir des fenêtres d’épandage des effluents à l’automne, qui étaient fermées initialement. Du 1er juillet à l’hiver, on ne pouvait rien faire ! Des épandages sont tolérés après implantation de couverts végétaux. Nous avons expliqué que cela était pertinent, à condition qu’ils soient semés suffisamment tôt, parce que la terre réchauffée de l’été valorise bien l’azote, et cela permet un bon développement avant l’hiver. Autre exemple : le texte initial voulait imposer un couvert sur des terres avec plus de 37 % d’argile. On a démontré que sur ces terrains, un labour était nécessaire pour que le sol puisse être cultivé. Cela a été entendu. Egalement, le seuil de 210 unités d’azote ne devient plus qu’un “seuil d’alerte”. Oui, on pourra dépasser si on justifie du rendement réel. L’objectif reste d’éviter les fuites d’azote. Dans certaines situations, notamment en Mayenne, il y a des potentialités de rendements importants, pour lesquels on pourrait monter à 250 unités à l’hectare, moyennant des apports fractionnés, etc. Comment avez-vous obtenu ces avancées ? Nous avons passé beaucoup de temps de discussions, techniques et politiques. Avec la Dreal, ça a été souvent compliqué, elle n’avait qu’une approche réglementaire et pas agronomique. Si on avait suivi la Dreal, on serait mort. Heureusement, il y a eu des arbitrages politiques de la part du préfet de région. Nous avons réussi à lui faire prendre conscience de la bonne volonté de la profession agricole et lui faire entendre des arguments de pragmatisme. Et maintenant ? Je comprends que certains agriculteurs trouvent que c’est encore des restrictions, notamment pour les nouvelles zones vulnérables. Mais je répète, on est parti de loin. On a pu intégrer du pragmatisme et de l’agronomie. Notre rôle va être d’expliquer cet arrêté. C’est par la pédagogie que les agriculteurs appliqueront ces démarches. On fait de l’écologie, oui, à condition que l’entrée soit l’économie.

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