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France - 11-07-2014 - Frédéric Gérard

L’écologie imagine une voie royale

EVENEMENT / Methanisation

Le Gouvernement veut lever tous les freins au développement de la méthanisation. Au risque de s’emballer... au moins sur les déclarations liées aux soutiens financiers.


La méthanisation, c’est l’avenir. C’est du moins ce dont veulent persuader les ministres Stéphane Le Foll et Ségolène Royal. Le premier, à l’Agriculture, a lancé un plan, l’EMAA (1), en 2013, pour faciliter le développement des installations en France : il visait le millier d’unités en 2020. La ministre de l’Ecologie a surenchéri en annonçant le lancement de 1 500 appels à projets pour des méthaniseurs en milieu rural, en présentation de son projet de loi sur la transition énergétique le 18 juin. Des financements seraient dédiés. Plus récemment, elle est allée jusqu’à dire que le développement de ce type d’énergie était une des priorités de l’Etat, et qu’il ne rencontrerait aucun obstacle, pas même financier.

En ouverture du colloque national Biomasse, organisé à la Défense les 1er et 2 juillet, la ministre a évoqué un puits sans fond. Elle a incité les professionnels du secteur de la biomasse à puiser dans le “fonds chaleur”, par lequel l’Ademe accompagne les projets en énergies renouvelables : selon la ministre, il s’agit d’un fonds “sans limite” qui devrait doubler d’ici trois ans, pour s’élever à 400 millions d’euros pour la période 2017-2020. Et si ce fonds venait à être “épuisé en un an, on continuera”.Reste à savoir comment…


“Ce n’est pas l’Etat qui financera…”


Pour l’association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF), “il ne faut pas se faire d’illusions” : le développement de la méthanisation agricole se fera par la rentabilité des installations. L’association préfère miser sur un assouplissement des montages de dossiers et de nouvelles conditions de tarifs de rachat. “Le Gouvernement peut bien parler de fonds sans fin, mais ce sera à l’attention d’un certain nombre de conditions. De plus, ce n’est pas l’Etat qui financera, ce seront les banques, et elles auront leur mot à dire”,remarque Alain Guillaume, président de l’AAMF. Ce producteur de porcs, qui a mis en service la première unité de méthanisation agricole de Bretagne, en 2009, poursuit : “Peut-être que ce sera le cas demain, mais aujourd’hui, les taux de subventionnements sont plutôt serrés...”Derrière la volonté politique, la réalité.


Mais Ségolène Royal a assuré, le 1er juillet, que la part du fonds exceptionnel dédiée à la transition énergétique (500 millions d’euros) viendrait en relais. La ministre compte défendre point par point sa vision de politique énergétique dans laquelle la méthanisation tient une place particulière : “La production de biogaz présente l’avantage de répondre à plusieurs politiques publiques”. En résumé, c’est une énergie renouvelable, elle concourt à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, elle contribue à la réduction des déchets (organiques), elle permet d’assurer un complément de revenu aux agriculteurs. Ce secteur “m’est cher”, a dit la ministre de l’Ecologie, lors de son discours au colloque organisé par le syndicat des énergies renouvelables. En terminant sur sa volonté de diviser par deux les délais d’instruction des dossiers de porteurs de projet.



Frédéric Gérard


(1) EMAA : énergie méthanisation autonomie azote.




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Catégories : Energie Environnement

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