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France - 04-07-2014 - Christian Evon

Numérique : l’agriculture 
se réinvente

EVENEMENT / Numérique

Après l'intensification agricole, le secteur est au cœur d'une nouvelle révolution mondiale : celle du partage des données, de l'émergence de nouvelles ressources et de nouvelles organisations, caractérisées par les réseaux sociaux.

Aurélie Baupel, Thomas Landrain et Gilles Babinet (de gauche à droite), tous les trois spécialistes du développement du numérique, sont venus expliquer aux responsables des chambres d'Agriculture les bouleversements que la troisième révolution industrielle et agricole va entraîner à l'échelle du globe.

Aurélie Baupel, Thomas Landrain et Gilles Babinet (de gauche à droite), tous les trois spécialistes du développement du numérique, sont venus expliquer aux responsables des chambres d'Agriculture les bouleversements que la troisième révolution industrielle et agricole va entraîner à l'échelle du globe.



"Vous êtes partis du bon pied car vous avez déjà une profession très technologique. C'est à vous de dire collectivement quel modèle d'innovation vous voulez adopter” a lancé Gilles Babinet, responsable des enjeux du numérique pour la France auprès de la Commission européenne, à un auditoire attentif. Lundi à Nantes, les chambres d'agriculture des Pays-de-la-Loire avaient placé leur congrès sous le signe de la troisième révolution agricole marquée par le numérique, en posant le débat autour des enjeux et des priorités pour s'adapter.

L'auteur de L'ère numérique, un nouvel âge de l'humanité a présenté l'impact des technologies et des concepts issus de la sphère numérique sur le monde tel qu'il existe aujourd'hui. L'éducation, la santé, l'Etat ou la production sont autant de domaines que les rapports au numérique vont radicalement changer. “L'éducation et la santé sont au cœur du changement de paradigme que connaît l'humanité”, dit-il. “Les Etats sont appelés à se réformer en profondeur. Il faut passer d'une démocratie représentative à une démocratie participative.”


La révolution citoyenne plus forte que les Etats


Au plan agricole, la révolution numérique est aussi en marche, y compris dans des Etats plus ou moins développés. “Au Kénya, une application appelée M-Pesa a permis à 25 millions de personnes d'avoir accès à un compte bancaire, permettant d'injecter des milliards de dollars dans l'économie nationale” a expliqué Gilles Babinet. “Et en Ouganda, pays où 25 % de la population est agricole, une autre application lancée en 2009 par Google et un opérateur mobile permet aux paysans de recevoir directement des conseils agricoles : bulletins météo, marché virtuel d'échanges de produits, etc.”


“Le numérique explose car il est participatif et qu'il repose sur la collaboration. Il s'agit avant tout d'une révolution citoyenne. Ça n'est ni aux Etats ni à des institutions sacralisées de décider pour nous” poursuit Gilles Babinet. Il parle de gains d'opportunités qui sont portés par deux notions essentielles : le wisdom of crown (externalisation ouverte) et le big data (ensemble des données ou signaux).


“J'ai décidé que le numérique m'aiderait à gérer mes besoins”, explique Aurélie Baupel, formatrice en réseaux sociaux et outils collaboratifs. “Le point de départ, c'est ce que le public a envie d'apprendre. On dit de la nouvelle génération qu'elle estdigital native.”


L'agriculture a une longueur d'avance


“Les agriculteurs sont de gros producteurs de données centrées sur les fonctionnalités et les usages” a rappelé Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint de l'Inra. “Dans votre robot de traite, il y en a des milliers qui sont redirigées chaque jour vers le fabricant. Idem pour le GPS sur votre tracteur. Les robots progressent car c'est la multitude des utilisateurs qui participent à leur élaboration.”


Selon Gilles Babinet, “la question est de savoir comment on reste propriétaire de nos données pour en faire le traitement nous-mêmes”.Il prend l'exemple de Monsanto, qui cristallise les critiques. “La multinationale a racheté 1 milliard de dollarsClimate Corporate, une société de référence sur le big data météo pour optimiser l'utilisation des intrants. Il y a derrière tout ça une question d'éthique. Pour éviter les abus, une régulation devra apparaître. C'est à nous tous deux participer à l'émergence de ce dialogue” conclut Gilles Babinet.


Christian Evon



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Catégories : Matériel

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