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Pays de la Loire - 04-07-2014 - Christian Evon

Eurial : la grille de paiement de lait de chèvre fâche

Lait de chèvre

La décision prise par Eurial de décaler sa grille de paiement passe mal chez les éleveurs de chèvres. Tous dénoncent une décision qui aurait “dû être prise en interprofession”.

“Eurial met en place une grille qui ne résulte pas d’un accord interprofessionnel” dénonce Etienne Heulin.

“Eurial met en place une grille qui ne résulte pas d’un accord interprofessionnel” dénonce Etienne Heulin.


"Sans l’avis de l’interprofession, le groupe coopératif a annoncé pour le 1er juillet le décalage de la grille de paiement du lait. Cette nouvelle grille dissimule une fausse augmentation du prix de référence car elle décale les taux de référence de 33 à 38 grammes/l de matière grasse, et de 28 à 32 grammes/l de matière protéique” dénonce Etienne Heulin, éleveur caprin dans le Maine-et-Loire, membre du comité national de la Confédération paysanne. Avec quatre autres collègues du syndicat, il a rencontré la semaine dernière à Nantes Jean-Luc Rabillard et Jean-Jacques Labbe, respectivement président et vice-président d’Eurial, pour avoir des explications.

“Eurial est le premier transformateur de lait de chèvre et c’est pour nous un très mauvais signal envoyé aux autres entreprises : ça va créer la confusion et gêner la lecture sur le prix du lait dans la filière” poursuit Etienne Heulin. “Les entreprises doivent revaloriser leur prix en fonction de leurs spécificités de marché. En faisant ça, la grille sanctionne au lieu de valoriser le travail effectué et lorsque le prix baissera, la grille conservera des réductions de prix au gramme identiques.”


Erreur de stratégie


Pour le syndicat, la nouvelle grille de paiement ne correspond pas aux attentes de la majorité des éleveurs, qui ont un revenu inférieur à 5 /heure travaillée depuis trois ans. Elle ne consolidera en rien des projets d’installation après plus de 300 abandons en France (15 % des éleveurs laitiers ont jeté l’éponge en trois ans).

“On a demandé à Eurial que ce plan caprin soit rediscuté et qu’en attendant, aucun éleveur ne soit pénalisé et qu’il continue à être rémunéré sur la base de la grille actuelle” conclut Etienne Heulin. “Nous demandons aussi que toute nouvelle évolution du plan caprin soit amortie sur cinq ans au lieu de trois.”


Christian Evon




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