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France - 27-06-2014 - Rémi Hagel

“En lait, la main-d’œuvre va être un facteur limitant”

EVENEMENT / Préparer l'après quotas

Pascal Bretonnière, dirige les établissements Dardenne-Bretonnière basés à Aron (Mayenne). Il observe les évolutions du marché de la machine à traire.

“Sur le travail quotidien, l’éleveur devra déléguer”, par exemple sur les travaux d’électricité, estime Pascal Bretonnière.

“Sur le travail quotidien, l’éleveur devra déléguer”, par exemple sur les travaux d’électricité, estime Pascal Bretonnière.


Les Ets Dardenne-Bretonnière vendent du matériel de traite. En particulier, des robots Lely. C’est cette entreprise qui a installé le premier de France en 1995, en Mayenne. En tout, 30 robots Lely étaient installés il y a sept ans. On est passé à 250 depuis, “et 50 supplémentaires seront installés cette année” explique Pascal Bretonnière. Au cœur de l’activité laitière, le patron observe ses évolutions : “Oui, les producteurs laitiers s’organisent pour la fin des quotas. Les transformateurs font passer le message qu’il y a du potentiel. Cela dit, la question sera de voir la capacité à produire par la personne. C’est exigeant. Avec 150-200 vaches, la main-d’œuvre va être un facteur limitant. Il faudra des équipements.”

Devant ces perspectives, l’installateur sait “qu’on a une carte à jouer”. Le robot de traite est l’investissement auquel on songe en premier, mais Pascal Bretonnière voit aussi : “Il faudra proposer des services complémentaires. Sur le travail quotidien, l’éleveur devra déléguer.” Il détaille : aujourd’hui, les exploitants sont polyvalents, on les voit aussi bien assurer la traite que réaliser des travaux d’électricité dans leur bâtiment. Demain, ils devront peut-être déléguer ces tâches qui ne relèvent pas directement du métier d’éleveur. D’autant que s’ajoutent toujours plus de normes de sécurité à appliquer, en particulier vis-à-vis des salariés (amenés à être de plus en plus nombreux). “Ce n’est plus si simple de poser des arrêts d’urgence sur des racleurs, et de les raccorder sur une armoire électrique.” Service que l’entreprise se propose de faire.


Agir sur le quotidien


Pour gagner du temps, on peut acheter du plus gros matériel, passer d’une charrue cinq socs à une six socs... “mais on ne l’utilise qu’une fois par an. Ce qu’il faut, c’est agir sur le quotidien. On démarre la promotion du robot d’alimentation Vector. Le marché n’est pas encore mûr, mais vu l’évolution des structures, du nombre d’animaux, cela va pousser vers ce genre d’équipement”.


Plus accessibles, les barrières poussantes (chien électrique) font gagner un quart d’heure par traite : “Ça fait 160 heures par an ! Il y a encore plein de pistes à explorer !” positive l’entrepreneur, qui célébrait l’ouverture d’un magasin de libre-service la semaine dernière.


Rémi Hagel




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