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Bovins lait - 27-06-2014

Toutes les laiteries vont sécuriser les débouchés

TRANSFORMATION LAITIERE

Alors que le secteur laitier va être dérégulé le 1er  avril 2015, les entreprises de transformation laitières préparent leur stratégie de gestion des volumes pour l’après-quota laitier.

“Tout le lait produit doit être associé à un marché, ce principe est vital et guidera toutes nos décisions”, a insisté Damien Lacombe, président de Sodiaal. Les autres transformateurs laitiers sont sur la même longueur d’ondes.

“Tout le lait produit doit être associé à un marché, ce principe est vital et guidera toutes nos décisions”, a insisté Damien Lacombe, président de Sodiaal. Les autres transformateurs laitiers sont sur la même longueur d’ondes.


Première à sortir du bois sur les stratégies d’après-quotas, Sodiaal ne veut pas augmenter sa production à tout prix, mais avant tout sécuriser ses débouchés. “Tout le lait produit doit être associé à un marché, ce principe est vital et guidera toutes nos décisions”, a insisté Damien Lacombe, président de Sodiaal, le 18 juin, à l’assemblée générale.

Au 1er  avril 2015, chaque producteur Sodiaal qui voudra augmenter sa production devra en faire la demande à la coopérative. Pour la campagne actuelle, les augmentations de volumes accordés par Sodiaal sont limitées. Trop limitées, aux yeux de certains adhérents, qui aimeraient augmenter leur production dès 2014. “Que font les autres entreprises ? Ne risque-t-on pas de laisser les autres prendre des marchés ?”, ont questionné des éleveurs. Damien Lacombe persiste dans sa prudence : les marchés commencent à ressentir l’augmentation de la collecte mondiale tirée par les prix élevés, et si les prévisions restent optimistes à court terme, personne n’ose faire de pronostics à plus longue échéance.


Les autres aussi


Si les autres entreprises de transformation n’ont pas fait de grandes annonces, toutes s’attellent à la tâche. “L’ensemble des coopératives travaille sur le sujet, en l’adaptant à sa réalité. J’ai entendu des choses similaires à ce qu’a annoncé Sodiaal dans d’autres coopératives”, explique Dominique Chargé, président de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL). “Tout le monde est dans le même état d’esprit de saisir les opportunités, sécuriser les marchés et produire les volumes, ce qu’on peut vendre”. Même chose chez les privés, qui semblent être “prudents”, croit savoir Jehan Moreau, directeur de la Fédération nationale des industries laitières (FNIL). “Le seul maître mot, c’est que nous ne participerons pas à une économie d’écoulement du lait. Le leitmotiv, c’est que lorsque les entreprises sont en mesure de capter les marchés, elles feront des propositions aux producteurs.”


Les représentants de Lactalis, Sodiaal et Laïta ont donné, jeudi 19, leur vision de la filière, lors de l’assemblée générale de Bretagne conseil Elevage ouest. Selon eux, tout lait supplémentaire sera forcément exporté compte tenu de la maturité des marchés européens. D’où les investissements, notamment dans les ingrédients laitiers secs. Pour autant, “ce ne sera pas forcément open bar, a indiqué Christian Griner, directeur général adjoint de Laïta. “Il faut d’abord développer l’industrie et le commerce pour qu’on puisse avoir 15 à 20 % de production laitière en plus en 2020.”


Le nouveau contexte va forcément influer sur les relations entre producteurs et transformateurs. “Lorsque les prix baisseront, il ne faudra pas que les livraisons s’effondrent comme cela a pu être le cas par le passé.” Christian Griner, comme ses collègues de Lactalis et Sodiaal, souhaite un engagement des producteurs envers leur laiterie pour qu’elle dispose des volumes nécessaires. Il évoque aussi le renforcement, demain, de productions différenciées selon des cahiers des charges-clients qui pourront entraîner des prix également différenciés. Reste la difficulté à faire passer des hausses auprès de la grande distribution française. Michel Nalet, directeur de la communication de Lactalis, a rappelé qu’en 2013 en Europe, seuls trois pays ont vu le prix moyen de leurs produits de grande consommation baisser : Chypre, Roumanie, France.





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Catégories : Lait

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