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Bovins lait - 27-06-2014 - Rémi Hagel

Ils ont gagné une heure et demie par jour grâce à la désileuse

DOSSIER / Distribution et bâtiment, les clés pour bien produire

L'EARL La Poterie, à La Selle-Craonnaise (Mayenne), utilise une désileuse automotrice pour nourrir ses bovins. Grâce à elle, les exploitants ont pu digérer le surplus de travail provoqué par le départ en retraite des parents.

Marie-Laure et Régis Emery, à droite, rationalisent au mieux leur travail : autour de 25 heures par UGB.

Marie-Laure et Régis Emery, à droite, rationalisent au mieux leur travail : autour de 25 heures par UGB.


La désileuse Sgariboldi ne brille plus, comme celle que l'on voit flambant neuve dans les démonstrations. Régis et Marie-Laure Emery l'ont achetée en 2008, d'occasion. Elle avait déjà quatre ans. Mais elle répond parfaitement à ce qu'ils attendent d'elle, ont-ils expliqué lors d'une porte ouverte Innov'Actions des chambres d'Agriculture.

Régis s'est installé en 1996 avec ses parents. En 2009, ils ont pris leur retraite et sa femme Marie-Laure les a remplacés. Pour passer de trois personnes à deux, il a fallu anticiper et réfléchir à la charge de travail, sur cette exploitation qui possède un quota de 500 000 litres, engraisse 70 taurillons, et élève 10 vaches allaitantes. La désileuse a permis de simplifier. “Avant on avait une mélangeuse de 12 m3, qui ne chargeait pas. On passait 2 h à 2 h 30 chaque jour. Aujourd'hui, cela ne prend qu'une heure” explique l'éleveur. “On charge l'aliment concentré, les fibres, les minéraux puis l'aliment grossier (le fourrage). On ne s'arrête pas pour mélanger au fur et à mesure : on ne lance le mélange qu'à la fin. On fait deux mélanges par jour : un pour les vaches laitières, plus un pour les taurillons ou pour les génisses, en alternance.” Cela reste relativement onéreux à l'usage, mais les éleveurs ne le regrettent pas, d'autant qu'ils auraient dû, sinon, changer le tracteur de la mélangeuse qui arrivait en bout de course.


Autonomie alimentaire


Régis et Marie-Laure essaient d'être le plus autonomes possible. “On utilise les céréales de l'exploitation. On n'achète rien pour les vaches laitières. Ce qu'on achète, c'est le tourteau de colza, et un peu de correcteur azoté tanné.” Le colza est livré par semi-remorque de 30 tonnes, acheté par l'intermédiaire de courtiers. “Là, on est couverts jusqu'en août 2015” explique Régis. Ainsi, il ne subit pas les soubresauts imprévisibles du marché.

Et pour le travail, c'est rationalisé. Le stockage est centralisé “pour éviter les allées et venues”. Une fois par mois, à partir du stock principal, des vis remplissent les cellules où s'approvisionne la désileuse. Le blé est stocké à côté dans des cellules (2 500 q). “Grâce aux vis, il n'y a pas besoin de main-d'œuvre.”


Ainsi, pour les éleveurs, c'est un confort quotidien. “C'est important, car, malgré tout, cela reste une astreinte. Le week-end, cette efficacité est appréciable.” Ils font régulièrement appel à l'association de remplacement. Deux agents sont habitués à conduire la désireuse.


Organisation globale


La désileuse est un élément parmi d'autres participant à la rationalisation du travail. Le couple a participé à un groupe d'échange sur ce sujet avec la chambre d'agriculture, suite à quoi, ils ont procédé à des améliorations : séparer les vaches taries du troupeau pour éviter d'avoir à les trier chaque jour, installer un chien électrique pour la salle de traite, construire un bâtiment de stockage, etc. Et tout récemment, c'est un quai d'embarquement des taurillons qui a été monté.


Didier Désarménien, le conseiller de la chambre d'agriculture, est admiratif : “Leur salle de traite est une 2x6 de plain-pied, traite par l'arrière, avec sortie rapide, brumisateur, chien électrique. C'est la fonctionnalité maximale d'une salle de traite. Au final, leur temps de travail par UGB est presque le même qu'avec un robot : autour de 25 heures !”


Le thème du travail préoccupe de plus en plus : plus d'une centaine de visiteurs sont venus s'informer. C'est plus que ce qu'attendaient les organisateurs. Le valet de ferme “bricolé” avec repousse aliment et brosse à logettes a eu du succès.


Rémi Hagel






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