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France - 06-06-2014 - Rémi Hagel

En viande bovine, des annonces plus positives que prévu

ELEVAGE ALLAITANT

En gardant un niveau d’aide plutôt élevé sur un nombre de vache important, le ministre satisfait les professionnels, mais limite les soutiens aux plus petits. Les génisses ne seront plus primées.

Les éleveurs de bovins allaitants toucheront 187 € par vache jusqu’à la 50e puis 140 € jusqu’à la 99e et 75 € de la 100e à la 139e.

Les éleveurs de bovins allaitants toucheront 187 € par vache jusqu’à la 50e puis 140 € jusqu’à la 99e et 75 € de la 100e à la 139e.

Les soutiens aux vaches allaitantes annoncés sont considérés comme plutôt positifs pour l’élevage de notre région. Pour être plus exact, ce sera moins négatif que ce que laissaient présager les prévisions. On parlait de 193 € jusqu’à la 40e vache, puis 99 €. Finalement, ce sera 187 € jusqu’à la 50e et 140 € jusqu’à la 99e et 75 € de la 100e à la 139e. “Nos éleveurs naisseurs-engraisseurs ont en moyenne un troupeau de 68 vaches. Les critères retenus sont plus proches de la réalité” constate Régine Bourré, conseillère de gestion chez Agrigestion (conseil de gestion pour les cabinets d’experts-comptables du Grand-Ouest). L’enveloppe bénéficie du supplément de 8 millions d’euros retiré de l’aide à l’engraissement.


La condition de productivité était déjà introduite depuis 2010 (0,75 de productivité par vache). Elle sera de 0,8 sur 15 mois.


Seuil relevé


La grosse différence vient du seuil minimum qui a été élevé de 3 à 10 vaches, pour pouvoir prétendre à ces aides. La Confédération paysanne regrette qu’on “sacrifie la majorité des paysans au profit d’un petit nombre d’exploitants à gros effectif”. La FNB, elle, estime qu’elle a été entendue sur la fixation des seuils d’éligibilité jugés “plus compatibles avec la réalité économique des exploitations”.


Les principaux perdants seront ceux qui primaient beaucoup de génisses, car cette possibilité sera supprimée. La nouvelle référence sera basée “sur les vaches allaitantes présentes en 2013”. Selon le ministère, cela “permet de remettre sur un pied d’égalité tous les élevages (aujourd’hui près de 10 000 éleveurs ayant plus de 10 vaches allaitantes n’avaient aucun droit à prime, et environ 40 % manquaient de droits pour primer toutes leurs vaches mères).” Le problème, c’est que “chez nous, ce n’est pas du tout cette situation” constate Eliane Moret, économiste de la chambre des Pays-de-la-Loire. “90 % de nos éleveurs jouaient sur les génisses” affirme Régine Bourré.


Deux exemples


Pour se faire une première idée, on peut citer deux exemples types, modélisés par les techniciens des réseaux d’élevage des Pays-de-la-Loire.

- Un naisseur-engraisseur intensif avec 70  VA et 32 JB sur 65 ha. Il touchait 27 000 € d’aides. Il n’en touchera plus que 24 000 €, soit une baisse de 12 %. Mais avec les simulations initiales, il serait tombé à 23 000 €. Son niveau d’aides élevé s’expliquait par des DPU élevés (326 €).

- Un naisseur intensif avec 70 VA sur 70 ha touchera 27 500 € (soit 1 000 de plus qu’avec la simulation initiale), contre 24 000 € aujourd’hui. Ces DPU étaient plus faibles (184 €).


Rémi Hagel


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