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Monde - 30-05-2014 - Rémi Hagel

Plusieurs modèles laitiers cohabitent

RECHERCHE

Quels modèles de développement proposer aux éleveurs laitiers de la planète ? Les réponses sont multiples, ont montré les chercheurs de l’Inra et du Cirad lors d’un premier colloque international à Rennes.

Les apparences peuvent être trompeuses : les élevages agro-pastoraux du Ferlo, au Sénégal, font preuve d’une remarquable adaptabilité aux aléas climatiques et économiques.

Les apparences peuvent être trompeuses : les élevages agro-pastoraux du Ferlo, au Sénégal, font preuve d’une remarquable adaptabilité aux aléas climatiques et économiques.


La Bretagne s’interroge sur son avenir laitier. “Il nous paraît important de regarder ce qui se passe ailleurs” explique Sylvie Lortal, de l’Inra de Rennes. Elle est l’une des organisatrices de ces Premières rencontres internationales sur “Le lait : vecteur de développement”, qui se sont déroulées à l’Agrocampus de Rennes les 21, 22 et 23 mai.

“Il existe un modèle dominant, celui des vaches Holstein, regroupées dans de grandes structures. Pourtant, 38 % du lait dans le monde ne passe par des laiteries. Et un cinquième du lait n’est pas du lait de vache. Il existe une diversité. Quelle place accorder aux autres modèles ?” interroge Christian Corniaux, du Cirad.


La ferme des 60 000 vaches


Au cours de la session du 22  mai, consacrée aux “Spécificités territoriales et dynamiques de développement laitier”, les chercheurs ont mis en relief cette complexité mondiale. Guillaume Duteurtre, du Cirad, a montré que “les modèles de développement sont à prendre avec prudence, parce qu’ils ne reflètent pas la diversité des trajectoires locales”. Ils existent pourtant, et peuvent être retenus par des Etats comme marche à suivre pour leur agriculture (voir Ils le disent). Certains modèles portent sur un type de ferme, d’autres sur un type d’organisation. Il y a le modèle Holstein mécanisé en bâtiment, “ça marche même en Arabie Saoudite”. On y trouve une ferme de 60 000 bovins ! Aux Etats-Unis, 40 % du lait est produit dans des exploitations de plus de 2 000 vaches, et 30 % dans des unités de 500 à 2 000 VL. Il est adossé à des laiteries modernes “clé en main qu’on trouve aussi bien à Dakar qu’au Caire”. A côté de cela, on trouve l’agriculture familiale traditionnelle : le système agro-pastoral d’Afrique de l’Ouest fait vivre des centaines de milliers de familles. Entre les deux se développent des systèmes familiaux avec des “vaches métis”, où l’on croise des races locales avec de la génétique importée. Ces vaches sont nourries avec de l’herbe à éléphant, “pilier du développement mondial de ce modèle”.

Si le modèle industriel semble productif, il faut se méfier des apparences : par exemple, sa valeur ajoutée par unité de surface n’est pas meilleure que dans des fermes familiales, indique le chercheur. “Les fermes diversifiées dégagent un revenu par vache plus important que les fermes industrielles.”

Dans la balance, il n’y a pas que des arguments techniques et de productivité, on doit aussi prendre en compte les dimensions économiques et sociales.


Rémi Hagel




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Catégories : Agriculture

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