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Mayenne - 16-05-2014 - Frédéric Gérard

Un agriculteur mayennais numéro 2 
sur une liste aux Européennes, un cas isolé

EUROPEENNES 2014

Stéphane Belley est deuxième sur la liste Force Vie menée par Marie de Blic. L'agriculteur est un cas rare. Il s'en étonne, tant l'Europe oriente, indirectement, l'avenir des exploitations.

Producteur de lait à Peuton, Stéphane Belley juge “étonnant” qu'une telle défiance de l'Europe existe dans le monde agricole. Pour y remédier, il émet un vœu : “redonner de la dignité et de l'espoir” aux agriculteurs.

Producteur de lait à Peuton, Stéphane Belley juge “étonnant” qu'une telle défiance de l'Europe existe dans le monde agricole. Pour y remédier, il émet un vœu : “redonner de la dignité et de l'espoir” aux agriculteurs.


"Nous sommes trop peu”, juge Stéphane Belley. Trop peu d'agriculteurs à s'engager dans la campagne aux Européennes (malgré 25 listes dans l'Ouest et 193 au niveau national). “Pourtant, l'enjeu est énorme pour nous. La Pac, c'est 40 milliards d'euros à distribuer.” Trop peu aussi à croire encore en l'UE à 28. “C'est étonnant, les agriculteurs ont tant besoin de l'Europe.” Les soutiens européens pèsent tellement dans les revenus d'exploitation.

Il comprend la défiance, face à la spéculation, les incompréhensions face à une Commission dont “on peut se demander si elle protège encore les Européens.” Il regrette aussi, comme d'autres, une Europe “devenue trop technocratique” : “L'absence des politiques dans l'hémicycle permet sans doute aussi aux technocrates bruxellois de faire passer des choses…”


Des réseaux humains, plutôt que les OGM et la Finance


Force vie entend “remettre l'humain au centre des décisions” et apporter “plus de cohérence aux décisions politiques”. La mondialisation, la finance, l'agro-buisness, “faut faire avec, cela existe. Mais il faut les maîtriser”, reprend Stéphane Belley. Maire de Peuton lors du précédent mandat, membre du Parti chrétien-démocrate, il avait pris position sur “le mariage pour tous”. “Plutôt que d'aller battre le pavé à Paris, on va agir par les urnes”, glisse-t-il. “Le fait que Force vie ne soit pas un parti politique mais soit composé de citoyens engagés m'a plu.” “Force vie est un label, explique Marie de Blic, tête de liste. Nous ne sommes ni un parti, ni un courant, ni un mouvement. On peut être repris par tous les partis, un peu comme une franchise…” Certains membres seraient même de gauche…


Stéphane Belley a peu de chance d'être élu mais se dit “prêt”. “Les agriculteurs vont au bout des choses. C'est peut-être pour cela qu'on n'est pas très nombreux à s'engager.” Faire campagne sur des promesses qu'on sait ne pouvoir tenir serait incompatible avec le “bon sens paysan”, selon lui. Mais s'il venait à siéger à Strasbourg, il aurait quelques idées à faire passer. “Les OGM, laissons les Américains s'empêtrer avec et attendre. Il faudrait davantage développer la recherche sur des variétés résistantes existantes. C'est l'enjeu de demain : produire plus en respectant l'environnement et en tenant compte des changements climatiques. C'est l'urgence. Il faut développer une plateforme de chercheurs en Europe. Il faudrait aussi développer les échanges entre agriculteurs, surtout entre les jeunes, pour parler pratiques agricoles, etc. Car finalement, d'un pays à l'autre, on ne se connaît pas, on ne sait pas ce que font les autres. Des savoir-faire sont trop peu connus. Et si des réseaux existent déjà, cela reste très confiné.”


“Redonner de la dignité et de l'espoir aux gens”


Le producteur de lait entend profiter de cette campagne pour tout aborder, sans rien cacher. “La surmortalité dans le monde agricole, personne n'en parle. Stress, surendettement, etc. les gens ont parfois honte de parler. Il faut redonner de l'espoir aux gens.”


A 50 ans, onzième génération sur la ferme, il pense encore que “nourrir la population au rythme de la nature et des saisons est un très beau métier. Mais il faut toujours faire plus, supporter plus de contrôles. Il faut redonner de la dignité à ce métier, dont les prix à la production sont aujourd'hui artificiels.” Stéphane Belley imagine “une meilleure répartition de la valeur ajoutée” grâce à une “meilleure protection” du marché européen.

Des idées que pourrait défendre Marie de Blic. La tête de liste croit, elle, en ses chances, “dans une société qui a besoin de retrouver des repères”, et “en profitant des voix qui allaient jusqu'ici à Philippe de Villiers”.


Frédéric Gérard




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Catégories : Politique

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