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Pays de la Loire - 09-05-2014 - Rémi Hagel

Les socialistes politisent le débat européen

Elections européennes

L'UE, c'est du concret. En dessinant une majorité politique, le vote du 25 mai aura un impact sur les politiques menées, et plus qu'avant. Tel est le message que les socialistes veulent faire entendre aux électeurs.

En campagne, en Mayenne, Emmanuel Maurel et Christophe Rouillon ont visité des projets de Haute-Mayenne financés par l'Europe, puis ont rencontré la présidente de la chambre d'Agriculture, avant de participer à une réunion publique.

En campagne, en Mayenne, Emmanuel Maurel et Christophe Rouillon ont visité des projets de Haute-Mayenne financés par l'Europe, puis ont rencontré la présidente de la chambre d'Agriculture, avant de participer à une réunion publique.


"Nous devons montrer que les élections européennes sont des élections du quotidien” martèle Emmanuel Maurel, n° 2 de la liste socialiste pour l'Ouest. Ce quotidien, ce sont des milliards de fonds européens investis sur les territoires, les aides de la Pac, etc. Les socialistes insistent sur l'importance politique du vote du 25 mai. “Il y a une défiance vis-à-vis de l'Europe. Mais aujourd'hui, la majorité politique est à droite. Les électeurs ont la possibilité de faire basculer le Parlement à gauche.”

Depuis le traité de Lisbonne de 2007, le Parlement a pris une place prépondérante, puisqu'il co-décide dans la plupart des textes. Par ailleurs, le président de la Commission doit être adoubé par le Parlement. C'est nouveau, et cela signifie que ceux qui détiendront la majorité au Parlement, obtiendront la présidence de l'Union.


Social Vs Libéral


En cas de victoire de la gauche, la politique européenne pourrait sérieusement évoluer, assurent Emmanuel Maurel, et son collègue Christophe Rouillon, venus battre la campagne mayennaise le 23 avril. Qu'est-ce qui changerait ? “Nous voulons imposer une nouvelle croissance. La politique d'austérité de la commission Barroso ne marche pas.” Cette croissance serait permise par des soutiens à l'investissement productif, à la R & D pour les PME, à la transition énergétique : à la clef, le retour de l'emploi. “On propose de mettre en place une nouvelle solidarité, notamment fiscale, pour en finir avec les distorsions entre pays (qui modulent leurs impôts sur les sociétés, par exemple).” Ils tirent à boulets rouges sur Jean-Claude Junker, proposé par la droite (PPE) pour être président du Parlement : ce Luxembourgeois est “un VRP des paradis fiscaux”. Le président des socialistes serait l'Allemand Martin Schulz (PSE). Ils militent pour une Europe plus sociale, en proposant d'imposer un salaire minimum dans chaque Etat membre (même si le niveau pourrait différer). “Il faut stopper la concurrence déloyale entre travailleurs, permise par la directive Détachement.”


Grossir le budget


Pour mener à bien ces projets, l'argent est nécessaire. Pour Emmanuel Maurel et Christophe Rouillon, “il faut augmenter le budget, alors que la droite a voulu le restreindre. Certains critiquent la part élevée de la Pac, mais c'est relatif. Si elle paraît importante, c'est parce que le budget général est riquiqui”. Pour augmenter les recettes, ils souhaitent mettre en œuvre une taxe sur les transactions financières, qui pourrait rapporter jusqu'à 50 milliards d'euros. L'autre cheval de bataille est la lutte contre l'évasion fiscale, estimée à 100 Mds. “Par ailleurs, si on relance la croissance, il y aura un effet d'entraînement” ajoute Christophe Rouillon. “Le but, c'est d'augmenter la taille du gâteau(sur lequel se font les prélèvements).”


Les valeurs, ce n'est pas du vent


L'Europe, c'est du concret, ce qui n'empêche pas ces candidats de prêter de l'importance aux valeurs. “Il faut que l'électorat de gauche se mobilise contre le Front national qui attise les nationalismes. Il faut lutter contre les idées reçues au sujet de l'euro. Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage. Supprimer l'euro conduirait au gouffre. Par exemple, c'est l'euro qui permet d'avoir l'essence peu chère(elle est achetée en dollars)” développe Christophe Rouillon. “Il y a des gens qui ne veulent plus d'Europe, des partis nazis, comme Aube dorée en Grèce. Il faut se demander pourquoi. Cela est lié à la situation de crise où les gens souffrent” poursuit Emmanuel Maurel. D'où l'urgence de mettre des politiques sociales européennes sur la table. “Oui, c'est aussi un combat sur les valeurs.”

Les valeurs sous-tendent les décisions politiques et économiques. Les candidats rappellent qu'ils se battent pour “préserver la Pac, contre ceux qui pensent que les denrées alimentaires sont une marchandise comme les autres”.


Rémi Hagel




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Catégories : Politique

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