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France - 09-05-2014 - Antoine Humeau

Une nouvelle association pour défendre les éleveurs

Syndicalisme

Le Mouvement national des éleveurs de nos régions vient de voir le jour autour d'anciens responsables déçus du syndicalisme. L'association, qui a la même vocation qu'un syndicat, a noué un partenariat avec le Modef mais se veut apolitique.

Philippe Grégoire :

Philippe Grégoire : "Il faudrait un index pour les prix des productions agricoles, comme il en existe pour le gaz et l'électricité."


Il avait promis qu'il formerait un nouveau mouvement, lorsqu'il avait claqué la porte de l'Apli il y a un an. Philippe Grégoire a tenu parole et vient de créer une association, le Mouvement national des éleveurs de nos régions. Objectif : défendre les éleveurs, tous les éleveurs, mais rien que les éleveurs. Il s'agit donc là ni plus ni moins d'un syndicat, et si l'association ne porte pas cette dénomination, c'est parce que “le mot est un peu banni en raison des résultats obtenus par les syndicats”. “Les éleveurs ne se sentent pas défendus”, constate le président, lui-même issu des rangs de la FNSEA. “Dans les grands syndicats généralistes, les éleveurs sont ultra-minoritaires et les grandes décisions sont toujours plus favorables aux céréaliers.” Résultat, “les mises aux normes ont été imposées aux éleveurs sans contreparties, sans répercussion des prix de leurs productions, sans que le syndicalisme n'y trouve rien à redire”. Autre exemple, la dernière Pac, “qui va entraîner des pertes d'argent pour certains éleveurs alors que le but initial de la réforme était de redistribuer en faveur de l'élevage”.

Partenariat avec le Modef

Le mouvement se veut national. Aux côtés de cet éleveur laitier de Chanzeaux (Maine-et-Loire), un producteur de viande bovine de Saône-et-Loire, François Vichard, occupe le poste de trésorier et un autre éleveur allaitant, Serge Joubert, du Puy-de-Dôme, celui de secrétaire. Le premier est un ancien responsable de la Coordination rurale, le second un ancien pilier du Modef. Le Mouvement national des éleveurs de nos régions pourrait bien rassembler un bon nombre de déçus du syndicalisme et de l'Apli. Pour pouvoir être entendue, l'association a eu recours à une astuce : elle a noué un partenariat avec la Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux, qui n'est autre que le Modef. Le syndicat d'obédience communiste, à défaut d'être représentatif, est reconnu et a ainsi ses entrées au ministère. Reste à savoir si un tel lien n'effraiera pas d'éventuels futurs adhérents. “On est apolitiques, prévient pourtant Philippe Grégoire, on va défendre tous les éleveurs”. Et la ligne directrice? “On promeut une exploitation familiale qui fait travailler du monde sur le territoire, on est contre la ferme des mille vaches, on part du principe que l'hémorragie des éleveurs est arrivée trop loin.”


Index de prix


Pour permettre aux éleveurs de gagner leur vie correctement, “seul le Politique peut atténuer les déséquilibres du libéralisme”, estime le président du nouveau mouvement. Pour les propositions concrètes, il faudra encore attendre un peu, “on les mettra sur la table dans un second temps”. L'éleveur laitier souhaite en tout cas qu'un index soit mis en place sur les prix agricoles, comme il en existe pour le gaz et l'électricité. Car “on en peut pas être payé indéfiniment aux même prix qu'en 1980”. Pour les premières actions, rien n'est encore annoncé. Une chose est en tout cas certaine, “il n'y aura pas de trucs violents”.


Antoine Humeau



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Catégories : syndicalisme

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