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Sarthe - 02-05-2014 - Nathalie Barbe

Succès inattendu pour l'opération séduction des métiers de l'agroalimentaire

EMPLOI

Pour la première fois en Sarthe, les entreprises agroalimentaires et Sarthe Développement organisaient, le 23 avril, une opération communication sur les métiers d’une filière en mal de candidats. Succès inattendu.

La file d’attente gonfle devant le stand LDC. Toute la journée, les candidats à l’emploi ont pu déposer leur CV aux différentes entreprises.

La file d’attente gonfle devant le stand LDC. Toute la journée, les candidats à l’emploi ont pu déposer leur CV aux différentes entreprises.


Dans le hall de la CCI du Mans, les jeunes affluent par groupe. Puis se faufilent jusqu’à la salle de conférence où s’enchaînent les présentations des métiers du secteur agroalimentaire. Manager de proximité, responsable de production, conducteur de process laitier et bien d’autres. Le panel est large. Et le profil de l’auditoire aussi. Recherche de stage, d’un contrat en alternance ou projet de reconversion, les candidats ne manquent pas. 

“C’est Yoplait qui nous intéresse !” s’exclament en riant trois jeunes filles venues se poster au premier rang. CV en main, elles souhaitent finaliser leur dossier de demande de formation en visant un métier qui recrute. Dans les allées, les files d’attente s’étirent, obligeant les organisateurs à ouvrir de nouveaux bureaux. Les responsables des ressources humaines des entreprises Bigard, Yoplait, Bordeau-Chesnel, Bahier, et LDC n’en reviennent pas. “Avec mon collègue, nous avons reçu 30 candidats en deux heures ! Et ce n’est pas fini !”s’enthousiasme Sandrine Barreau, chargée des ressources humaines chez Bigard. “Pour un premier galop d’essai, c’est réussi !” lance fièrement Michel Bertrand, chargé d’affaires à Sarthe Développement, et principal organisateur de l’événement. “Les entreprises du secteur nous ont alertés sur leur difficulté à recruter des candidats allant de Bac +2 à Bac +5”explique-t-il. “On ne pouvait pas rester indifférents.”

Pallier le déficit d’image et d’attractivité


Acteurs de la filière, institutionnels, Pôle Emploi et Prism’Emploi (regroupement des agences d’intérim), tous ont planché sur la meilleure façon de communiquer sur les métiers de l’agroalimentaire en Sarthe. Avec “10 000 emplois salariés et 411 entreprises, c’est le deuxième secteur d’embauche après l’automobile”précise Ghislaine Leboeuf, chargée de mission à Pôle Emploi. “Artisanales, industrielles ou labellisées, les entreprises sarthoises sont très diversifiées.” Mais “elles souffrent d’un déficit d’image et d’attractivité” ajoute Karine Moreira, porte-parole de Prism’Emploi. Manque d’attractivité des offres d’emploi notamment. En 2014, le besoin en main-d’œuvre “porterait sur 589 offres déclarées” rapporte Ghislaine Leboeuf. “Mais 38 % de ces offres concernent des postes saisonniers.” Premier frein à l’embauche de candidats qui “vont tout naturellement privilégier des postes en CDI”.


A cela s’ajoute un deuxième handicap : les métiers de production sont “très dépréciés”. C’est sur ce dernier point que les entreprises souhaitent accentuer leur communication. “Quand on dit ‘viande’, vous imaginez tout de suite un gros bras, couteau à la main, en train de débiter des morceaux” lance Sandrine Barreau, en poste depuis dix ans chez Bigard. “Non, c’est faux ! Sur 1 500 personnes travaillant sur le site de Cherré, 900 occupent des activités de production. Sur ces 900, 300 interviennent sur les métiers traditionnels de la boucherie.” Même son de cloche chez Bahier. “Les jeunes qui se présentent n’ont aucune idée précise de nos métiers. Ils viennent à la pêche aux informations” constate Morgane Martin, adjointe aux Ressources humaines. “Mais ils ont bien compris que le secteur est source de création d’emploi.”


Un échange direct et privilégié


A 21 ans, Swein, titulaire d’un BTS informatique, a lui aussi bien mesuré l’intérêt d’une telle opération. “On est en contact direct avec l’employeur” explique-t-il en sortant de son entretien avec la représentante du groupe LDC. “Ça permet de se rencontrer une première fois avant de relancer une demande d’entretien individuel.” Pour Karine Moreira, “c’est un échange privilégié que les personnes en recherche d’emploi ou de formation n’ont pas en temps normal”. Ces rencontres sont aussi l’occasion de faire une petite mise au point sur le niveau de compétence exigé. “Un responsable de production est un petit chef d’entreprise” explique Sandrine Barreau. “Il gère entre 50 et 200 personnes selon les ateliers. Cela demande donc à la fois de la passion pour le management et le métier de la viande.”


Nathalie Barbe



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Catégories : Energie

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