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Maine-et-Loire - 02-05-2014 - Antoine Humeau

“J’avance plus vite avec les tests génomiques”

VACHES ALLAITANTES

Installé depuis près de quarante ans, Guy Pasquier est passé de la race charolaise à la race Limousine il y a onze ans, et ne regrette rien. Il sélectionne ses femelles sur le développement squelettique et la croissance, sans négliger le développement musculaire.

Guy Pasquier : “En connaissant ce que les vaches transmettent à leurs descendants, je peux raisonner les accouplements en fonction des points forts et des points faibles.”

Guy Pasquier : “En connaissant ce que les vaches transmettent à leurs descendants, je peux raisonner les accouplements en fonction des points forts et des points faibles.”


"La plus belle connerie que j'ai faite, c'est de ne pas m'être mis plus tôt à la Limousine !” plaisante Guy Pasquier. L'éleveur s'est installé en 1975, mais son troupeau n'a que onze ans. “Avant j'étais en Charolais, je suis passé en Limousin parce que la race me bottait, tout simplement.” Sur son exploitation de 73 hectares du Puiset-Doré, dans les Mauges, il fait 55 vêlages par an sur deux périodes.

La génomie, pour “raisonner les accouplements”


A trois ans de la retraite, l'éleveur veut aller vite, pas question de perdre du temps. Voilà pourquoi il est séduit par la génomie. “Entre la naissance d'un taureau et sa première descendance il faut attendre cinq à sept ans, c'est très long !” Effectuer des tests génomiques permet de connaître immédiatement le potentiel de l'animal. Mais seuls les taureaux qui sont passés par la station de Lanaud peuvent faire l'objet d'un test génomique. Alors pour un reproducteur acheté en Bretagne, c'est sur ses deux génisses qu'il a dû faire un test génomique, à l'automne dernier. Un test complet (sept caractères) lui coûte 80  euros. “Maintenant je sais exactement ce que les vaches transmettent à leurs descendants, je peux donc raisonner les accouplements en fonction des points forts et des points faibles.”


Dans son cheptel, le taux de renouvellement est élevé : 36,2 % l'an dernier, et 41 % en 2012. “Il faut que ça dégage, je ne veux pas m'embêter avec des animaux compliqués, je n'ai pas d'états d'âme.” Avec un intervalle entre deux vêlages de 372 jours, l'objectif d'un veau par vache et par an est à peu près atteint (“mes primipares remplissent bien”).


Objectif 500  kg par vache


Guy Pasquier sélectionne ses femelles sur le développement squelettique et la croissance, tout en s'efforçant à conserver le développement musculaire. Dans les faits, cela se traduit par un poids moyen à la naissance de 45,5 kg contre moins de 42 pour la moyenne de la race. A 120 jours, le poids moyen s'élève à 203 kg (contre 170) et à 210 jours, il est de 322 (contre 277). Des performances sous les mères très élevées qui correspondent bien à ses objectifs. “Quand j'ai commencé en Limousin, je voulais avoir autant de carcasse qu'en Charolais. Mais déjà, 500 kg de moyenne pour les vaches, ce serait pas mal.” Un objectif ambitieux et assez peu fréquent, quand la moyenne est inférieure à 450 kg. “Les performances jusqu'au sevrage sont dues à une bonne conduite d'élevage (alimentation, sanitaire, etc.)”, remarque Lydie Plouzin, conseillère viande à Elevage conseil Loire Anjou. “Le seul poste un peu plus élevé est la quantité de concentré apporté, mais son produit viande bovine est largement supérieur par rapport aux références” (1), ajoute-t-elle. Il s'élève en effet à 351 euros pour 100 kg vifs produits soit un montant très largement supérieur aux références (289 euros). La bonne productivité et la bonne valorisation de ses animaux lui permettent de vendre 2,52 euros/kg vif, soit 30 centimes de plus que la moyenne. Conséquence, le revenu de l'éleveur s'élève à 1,7 Smic à l’unité de main-d’œuvre, ce qui est largement supérieur à la moyenne des naisseurs engraisseurs en système semi-intensif (0,99 Smic).

A quelques années de la retraite, l'éleveur peut continuer de progresser grâce à la génétique, et peut aussi tenter d'augmenter la qualité azotée des fourrages récoltés, ce qui lui permettrait de réduire les concentrés.


Antoine Humeau


(1) Eleveurs naisseurs engraisseurs toutes races confondues en système semi-intensif.



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Catégories : Bovins

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