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Aviculture - 25-04-2014 - Frédéric Gérard

Volailles : la gestion des fiches ICA agace les abatteurs

ENREGISTREMENT

Lassés de recevoir des fiches d'information sur la chaîne alimentaire en retard ou mal remplies, les abatteurs se lâchent. L'objet de leur courroux : le risque de perdre des lots.


Les problèmes rencontrés par la filière avicole, l'an dernier [lire ci-dessous], poussent les responsables à appeler les éleveurs à redoubler de vigilance. Dominique Ramon ne mâche pas ses mots : “Le volet sanitaire, c'est sans doute la chose la plus compliquée qu'on va vous demander en 2014.” Un aspect particulier agace passablement l'abatteur mayennais : “On passe beaucoup, beaucoup de temps sur les fiches ICA.” Ces fiches d'information sur la chaîne alimentaire doivent être envoyées 48 heures avant l'abattage des lots de volailles, au pire, 24 heures avant. Ce qui n'est pas toujours le cas. Les informations transmises sont même parfois incomplètes ou incorrectes. Or, “le responsable de production a l'obligation d'envoyer des réponses fiables aux services vétérinaires”.

Emmanuel Collet, des abattoirs Péridy, spécialiste vendéen du canard, lui emboîte le pas : “Les DSV ne plaisantent pas avec ça ! La France est sous la pression de l'Europe : nous sommes le seul pays européen où il n'y a plus de vétérinaires dans les abattoirs. Si les éleveurs ne remplissent pas correctement leurs fiches ICA, ça finira mal !”


Les risques des fiches mal remplies


Chaque abattoir tente de trouver des solutions pour inciter les aviculteurs à “dire ce qu'ils font et faire ce qu'ils écrivent”. Certains privilégient encore le dialogue. Emmanuel Collet, lui, croit que “c'est quand on tape dans le porte-monnaie (des gens) qu'on a une réponse”. Depuis février, une procédure interne est en place, chez Péridy: “Des fiches qualité, pour obtenir ces informations 48  heures avant”.


Conscient des risques, et qu'il s'agit encore une fois du rejet des papiers à remplir, le groupement envisage un enregistrement en temps réel via son application pour smartphone. Fermatel sert, pour l'heure, à suivre la qualité et l'avancement des lots. Cela pourrait devenir un moyen de faciliter la saisie et l'envoi de données, qui ne serait pas obligatoire.


... et des intestins pleins


Le “déni du papier” n'est cependant pas le seul manquement constaté en abattoir. “La mise à jeun n'est pas toujours respectée, constate aussi Dominique Ramon. Les clients peuvent toujours nous interdire de commercialiser des poulets qui ont bu de l'eau quelques heures avant d'arriver chez nous.” Ce qui est encore plus vrai lorsqu'ils ont mangé.


“Lorsqu'on parle d'animal à jeun, on parle de bactériologie, souligne Emmanuel Collet. Si les intestins sont pleins, ils peuvent potentiellement contaminer les viandes.”


Frédéric Gérard




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Catégories : Aviculture Export

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