• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > France > Xavier Beulin, double casquette, candidat unique, réélu président
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

France - 18-04-2014

Xavier Beulin, double casquette, candidat unique, réélu président

SYNDICALISME

Devenu une figure médiatique controversée, Xavier Beulin a été réélu sans opposition et sans débat à la tête de la FNSEA pour un second mandat.


Les médias généralistes le qualifient volontiers de businessman plus que de paysan. Xavier Beulin a été reconduit pour un second mandat de trois ans à la tête de la FNSEA, mercredi 9 avril, lors d’un conseil d’administration à Paris.

Entre FNSEA et Sofiprotéol


Son rapport avec l’aval, fait toujours grincer quelques dents. Il est président de Sofiprotéol, acteur financier et industriel de la filière des oléoprotéagineux et contrôlant de nombreuses entreprises agroalimentaires. “Sofiprotéol, à mes yeux, est un outil au service des agriculteurs”, explique Xavier Beulin. Un discours qui ne convainc pas Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne : “Quand il parle de compétitivité, ça veut dire abreuver l’agroalimentaire de matière première à bas coût, ce qui n’est pas compatible avec le maintien d’agriculteurs nombreux sur le territoire”, lance t-il.


Si la critique n’est pas surprenante venant de ce côté-ci, les mêmes questions se posent en interne. “Il y a quand même des sujets sur lesquels ça ne colle pas : je ne comprends pas pourquoi aucun président de fédé ne lui a demandé de choisir”, explique un membre du syndicalisme majoritaire au fait des débats nationaux. A la question posée par X. Beulin lui même, le conseil d’administration n’aurait pas jugé les fonctions incompatible


Les débats contenus


Quelques uns pensaient qu’avec le débat céréaliers-éleveurs tout était réuni pour que le syndicat risque, pour la énième fois de son histoire, d’imploser , il n’en a rien été. “La discussion n’a pas eu lieu”, s’accordent des membres de différentes sections du syndicat. “La FNSEA nous a écouté, puis s’est comporté comme l’association spécialisée des grandes cultures”, regrette l’un d’eux. “Il n’y a pas de débat possible à la FNSEA”, tranche un autre représentant du syndicalisme majoritaire. Xavier Beulin dit l’inverse :18 mois de dialogue avec les fédérations et des associations spécialisées, auraient permis de dégager une quasi-unanimité.


Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, a du mal à comprendre l’attachement de ses collègues à la FNSEA. “Quand j’explique aux voisins de la FDSEA les positions défendues au niveau national, ils se rendent compte que c’est pénalisant pour eux”, constate-t-il sur le terrain, dans la Loire. Mais “pour eux, il y a un syndicat de gauche et un syndicat de droite, ils n’arrivent pas à dépasser ce clivage”.


“Il leur vend la modernité, le rôle de nourrir la planète, ça valorise les paysans, qui deviennent des utilisateurs de technologies élaborées”, analyse Laurent Pinatel.

“Depuis qu’il est là, les dossiers avancent plus vite”, constate un arboriculteur du syndicat majoritaire, pourtant loin de la vision économique du président.




Signaler un abus

Catégories : syndicalisme

Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services