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Bovins lait - 11-04-2014 - Frédéric Gérard

Le monde laitier à un an du grand saut

EVENEMENT / Dernière campagne laitière

Comment se situe la filière laitière, à la veille de plonger dans le grand bain de la libéralisation ? Petit tour d'horizon.

Yves Gaslain, directeur des participations chez Unigrains. “La consommation mondiale augmente de 2,5% par an. Et les prévisions à l’horizon 2022 tablent sur des hausses d’importations dans le Monde de 18% pour le beurre, 16% pour les fromages, 21% pour les poudres maigres, 14% pour les poudres grasses.”

Yves Gaslain, directeur des participations chez Unigrains. “La consommation mondiale augmente de 2,5% par an. Et les prévisions à l’horizon 2022 tablent sur des hausses d’importations dans le Monde de 18% pour le beurre, 16% pour les fromages, 21% pour les poudres maigres, 14% pour les poudres grasses.”


"Il y a un paquet de secteurs économiques qui aimeraient avoir la croissance que connaît le secteur laitier.”Signe de l'intérêt qu'il suscite : “Un géant comme Pepsi Co. va investir dans le lait”, note Yves Gaslain, directeur de participations chez Unigrains, fonds d'investissements agricole.

“Quand la consommation interne baisse et que la demande mondiale progresse”, les grands pays producteurs suivent un calcul pragmatique : aller à l'international. Calcul unanime, peut-on dire, puisque “les échanges mondiaux ne cessent de progresser depuis les années 2000, de l'ordre d'au moins 6,5 % par an”, souligne l'analyste. Les pays arabes ou asiatiques en sont les locomotives. Et “les pays les mieux placés pour répondre à la forte demande des pays émergents, ce sont les Etats-Unis et les pays de l'Europe de l'Ouest”. Les aléas climatiques pourraient en effet freiner de grands exportateurs historiques (la Nouvelle-Zélande, l'Australie, etc.).

Autres critères favorables aux producteurs de l'Ouest, remarque l'expert laitier Philippe Jachnik : “Les prix et les coûts de production se resserrent au niveau mondial.”


Les quotas, c'est bien jusqu'en 2015

L'évolution de la conjoncture mondiale amène l'Union européenne à tourner la page des quotas laitiers, trente ans après leur mise en place. L'effet libéralisation se fait déjà sentir, depuis 2009, et les volumes supplémentaires octroyés aux Etats membres. Tous les ans, la France augmente ainsi de 1 % sa référence, sans jamais l'atteindre. Autour, dix pays vont dépasser leurs quotas, cette année, dont l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, l'Autriche, la Belgique et la Pologne. Ces Etats ont d'ailleurs demandé un assouplissement du dispositif de prélèvements pour dépassement de quotas, pour la fin de cette dernière campagne contingentée. Sans majorité, le 24 mars, en conseil agricole, leur demande a été rejetée. En face, une dizaine d'autres pays s'y opposait. Dont la France, l'Espagne, le Royaume-Uni et la Suède.

L'administration des volumes est donc maintenue pour la campagne en cours. En revanche, l'instance de régulation européenne annoncée reste encore très obscure. Et la Commission européenne ne devrait pas proposer de nouvelles dispositions au “Paquet Lait”.


Forces et faiblesses

L'export et les marchés mondiaux pèsent de plus en plus dans la composition du prix du lait. 40 % du lait français sont déjà valorisés à l'export. Pourtant, la grande distribution conserve un poids déterminant. “On paie l'attentisme de la filière française. Les opérateurs d'Europe du Nord se sont internationalisés, depuis dix ans. L'Allemagne, depuis 2008” juge Rémi Pelhate, président de la branche Lait d'Agrial.

“Hier pris en exemple, les Français donnent aujourd'hui l'impression d'avoir peur de leur filière, aux yeux des Allemands”, rapporte Philippe Jachnick. La France reste néanmoins un acteur majeur et “pèse” dans la filière européenne, renforcée par les récentes restructurations, font valoir les observateurs. Preuve en est : malgré les astreintes, c'est l'une des filières qui attirent toujours le plus de jeunes. Et les partenaires étrangers, surtout pour l'export.


Frédéric Gérard




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