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Mayenne - 11-04-2014 - Frédéric Gérard

Trouver les moyens de combler le déficit de la chambre d’Agriculture

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Les élus ne peuvent que constater le trou creusé par la baisse de dotations. Un audit devrait être conduit pour cibler les axes d'économies.

“L’Etat baisse ses subventions, mais nous demande d’en faire davantage.” Donc de maintenir ou augmenter les charges de personnel, expliquent Florence Désillière, la président, et Benoît Faucon, un des deux vice-président.

“L’Etat baisse ses subventions, mais nous demande d’en faire davantage.” Donc de maintenir ou augmenter les charges de personnel, expliquent Florence Désillière, la président, et Benoît Faucon, un des deux vice-président.


La chambre d'Agriculture accuse un déficit de 370 000 euros dans ses comptes 2013. Elle subit “la disparition de subventions de l'Etat”, expliquent la présidente et le directeur, Florence Désillière et Thierry Lanau. Plutôt classée parmi les bons élèves en France, pour la santé de ses finances, l'instance mayennaise cherche des leviers d'économies. Sans s'affoler : elle dispose encore d'un fonds de roulement de 260 jours.

Pertes de subventions mais hausse des dépenses


Le gel de la taxe sur le foncier non bâti (TFNB) a fait perdre 50 000 euros de ressources quand les charges ont continué de progresser. D'autre part, la suppression des subventions allouées pour le fonctionnement du pôle installation-transmission, liées à la reprise de l'Adasea en 2011, se fait sentir : avec une diminution de ces dotations de 33 % par an, pendant trois ans, la manne s'est tarie. Ce qui entraîne un trou de 340 000 euros. Dans le même temps, “l'Etat demande de plus en plus de contrôles et de suivis de la part de la Chambre”, souligne Benoît Faucon, 3e vice-président en charge de l'installation. “C'est du travail en plus, sans avoir les crédits.”

L'an dernier, la Chambre a également dû faire face à l'absence de financements pour certaines formations techniques, dont les prestations n'ont pu être validées, en cours d'année, par Vivéa. Ces fonds, liés aux prélèvements MSA sur les revenus des professionnels du secteur agricole, ont manqué à hauteur de 104 000 euros, assumés par la Chambre, explique Florence Désillière : “On n'allait pas demander aux agriculteurs inscrits à ces formations depuis des mois de payer la différence.” Pour 2014, les élus ont “de bons espoirs” de retrouver les fonds Vivéa équivalents aux besoins.


Autre effet négatif, sur les résultats : “On a fait un peu moins de prestations, l'an dernier, mais on a eu un plus de charges pour les formations des agents et leurs déplacements”. Auquel il a fallu ajouter 50 000 euros de dépenses pour l'organisation des élections Chambre.


La mutualisation accentue le déficit


Enfin, si “elle permettra de réaliser des économies, plus tard”, la mutualisation de certains services des Chambres au niveau régional accentue le déficit de 100 000 euros.

“Nous avons donc décidé de prendre le taureau par les cornes”, lance Florence Désillière. “Depuis le début de l'année, nous avons déjà réuni trois fois notre groupe Finances, afin de trouver des solutions. Un audit devrait être réalisé sur les départs en retraite ou dans le cas de réorientation professionnelle. Les ressources humaines représentent 60 % des charges.” La Chambre emploie 96 personnes, représentant 90 équivalents temps plein.


Frédéric Gérard




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