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France - 11-04-2014 - Christian Evon

“Gagner en compétitivité en modernisant notre élevage de porcs”

CHAMP LIBRE

Jacques et Pauline Guillouzic sont producteurs de porcs à Bignan, dans le Morbihan, à l’EARL du Landier. Adhérents à Porc Armor, leur élevage compte 615 places de porcelets en post-sevrage et 1 200 places en engraissement.


Jacques Guillouzic a repris l'exploitation de ses parents et Pauline (29 ans) s'est installée en novembre 2012, avec un BP-REA et un BTS en gestion forestière en poche. Avec leur OP, ils se sont engagés dans la construction d'un bâtiment neuf (post-sevrage et engraissement) avec des équipements qui collent bien aux ambitions du plan énergétique breton (lire aussi p. 4). Ils ont reçu une aide de 20 000 par le PPE (1). Le coût du projet à la place est en post-sevrage de 238 et en engraissement de 407 euros.

“Moins d'un an après l'arrivée des premiers porcelets, on doit encore améliorer nos résultats technico-économiques” estime Jacques Guillouzic. “On a de très bonnes croissances en post-sevrage, de l'ordre de 600 grammes, ce qui est même presque trop. Mais on devrait pouvoir faire mieux en engraissement.”

“Les premiers porcelets issus de la maternité collective [ndlr : à 30 km] sont arrivés dans le bâtiment neuf le 15 mai 2013. On manque sans doute un peu de recul” enchaîne Pauline. “Avec le technicien du groupement, on a opté pour du neuf afin d'avoir le choix dans les équipements. On voulait aussi avoir de bonnes conditions de travail, tant pour nous que pour les animaux.”


Les jeunes éleveurs ont opté pour le nouveau système de niches intelligentes Vengsystem-. Les niches sont équipées de capteurs infrarouges, de lampes de 150 et d'un relevage motorisé, permettant de chauffer uniquement l'endroit où les porcelets vont se regrouper pour dormir. “C'était pour nous la bonne solution parce qu'habituellement, les bâtiments de post-sevrage sont en général chauffés dans leur ensemble” explique Pauline- Guillouzic. “Là, le chauffage localisé permet de chauffer uniquement 10% du volume de la salle. Les porcelets ont vite fait la différence entre les deux zones : celle de confort (chauffage) et celle qui reçoit leurs déjections.”


Jusqu’à 85% d'économies d'énergie


Ils ont aussi opté pour un système de ventilation spécifique, avec un ventilateur triphasé qui est géré par des variateurs de fréquence. Les trappes sont motorisées dans les cheminées et l'air passe au travers d'un plafond diffuseur, ce qui permet de centraliser la gestion de l'ambiance dans la salle.


En engraissement, les éleveurs ont opté pour un bâtiment Océane (ventilation statique). La moitié des cloisons est remplacée par des rideaux, chacune disposant d'une sonde température. “On peut ouvrir et fermer nous-mêmes les rideaux en façade, en fonction de la luminosité extérieure” complète l'éleveur. “Le bâtiment est très clair et permet de réduire l'éclairage artificiel.” Un petit ventilateur assure un débit de 10 m3/heure pour les jours les plus froids. Le bâtiment engraissement est équipé d'un système de raclage en V des déjections, et le lisier est ensuite transformé en compost sous un hangar de stockage en bout de bâtiment. L'eau de pluie est récupérée et sert à nettoyer les bâtiments.


Christian Evon


(1) Plan de performance énergétique


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Catégories : Porcs Energie

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