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Pays de la Loire - 11-04-2014 - Antoine Humeau

Toutes les filières connaissent des baisses, sauf celle du lapin

ELEVAGE

Le GIE élevage des Pays-de-la-Loire, qui tenait son assemblée générale le 1er avril, a, comme chaque année, dressé un état des lieux des filières pour 2013.

Les abattages de gros bovins ont régressé de 7,3 % en 2013 dans la région. Une baisse qui atteint 14 % pour les vaches de réforme.

Les abattages de gros bovins ont régressé de 7,3 % en 2013 dans la région. Une baisse qui atteint 14 % pour les vaches de réforme.



Viande bovine : baisse des abattages. Les abattages régionaux de gros bovins reculent de plus de 7 %. La baisse atteint même 14 % pour les vaches de réforme. C'est la conséquence de la bonne conjoncture laitière et de la reconstitution en cours du cheptel allaitant après la décapitalisation des années précédentes. En revanche, les abattages de jeunes bovins ont augmenté de près de 5 %. Les abattages de veaux de boucherie, quant à eux, ont diminué de 11 %. Les revenus des éleveurs devraient être en hausse en 2013, grâce à une bonne année fourragère. “Maintenir la production dans la région passe par des prix et la maîtrise technique”, martèle le président du GIE élevage Alain Denieulle, qui estime par ailleurs que “l'enjeu de l'installation est également prioritaire pour la filière”.


Vaches laitières : redonner de l'attractivité au métier.Malgré une conjoncture favorable, la rémunération des producteurs n'a pas toujours été satisfaisante, avec de forts écarts entre laiteries. Les charges ont augmenté en 2013, les trésoreries ont commencé à se refaire au printemps dans les élevages. Des arrêts de production sont en réflexion dans un certain nombre d'exploitations. “Il est indispensable de donner de l'attractivité au métier et de limiter le découragement des éleveurs, d'autant que 2014 s'annonce plutôt correcte”, s'alarme le GIE élevage.


Porcs : charges en hausse, cours en baisse. 2013 a été marquée par une production en baisse de 3 %. C'est la conséquence d'une hausse de 20 % du coût de l'aliment et d'une chute des cours dès septembre jusqu'à 1,37 €/kg. Autre inquiétude, l'échéance pour la mise aux normes au 31 mars dernier, qui pourrait amener des producteurs à cesser leur activité. Actuellement, 84 % des bâtiments français sont aux normes.


Volailles : hausse des abattages de poulets. Les abattages de poulets ont fortement augmenté alors qu'ils ont fortement régressé en dinde et en canard. La hausse de la consommation de poulet Label Rouge, découpes de poulet et produits élaborés a compensé le désintérêt du consommateur pour les autres produits (poulet Pac standard, dinde et canard). 40 % des poulets sont importés. Le GIE élevage préconise une meilleure compétitivité de la filière pour reconquérir le marché de la grande distribution et de la restauration hors domicile (RHD).


Chèvres : l'année sera difficile. Avec un prix du lait en forte baisse et des coûts de production toujours à la hausse, les collectes nationale et régionale ont continué à reculer d'environ 10 %. Mais retenons un signe positif : la tendance s'est inversée à la fin de l'année, avec une revalorisation du prix du lait de chèvre (+12 % au 3e trimestre) et un coût de l'aliment en baisse. Les trésoreries restent au plus bas, les charges restent à la hausse aujourd'hui, ce qui offre de sombres perspectives pour 2014.


Moutons : production et consommation poursuivent leur baisse. La production de viande ovine (agneaux et brebis de réforme) poursuit sa baisse. Elle était de 3,5 % en 2013. Malgré la diminution des abattages, les importations n'ont pas pour autant augmenté. Au contraire, elles régressent de 3 %. Conséquence heureuse : les cours ont pu se maintenir à un niveau élevé tout au long de l'année 2013. Les labels et marques de proximité permettent de maintenir des prix élevés et de compenser en partie la hausse des coûts de production.


Lapins : meilleure tenue des prix. Bonne nouvelle, le prix du lapin à la production a augmenté, grâce à la bonne tenue du marché de la viande et des peaux de lapin. Toutefois, si le marché a été dopé par une hausse des exportations, la diminution de la consommation française se poursuit. Autre constat négatif, les performances se sont dégradées dans de nombreux élevages, à cause notamment de la difficulté à maîtriser l'ambiance dans les bâtiments.


Cette année encore, le GIE élevage prévoit un prix d'aliment élevé et des résultats économiques très variables selon les élevages.


Antoine Humeau



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