• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > France > Lait : un autre modèle est-il possible ?
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

France - 21-02-2014 - Frédéric Gérard

Lait : un autre modèle est-il possible ?

EVENEMENT / Lait cherche organisation

Les producteurs en France se plaignent de la puissance des transformateurs auxquels ils vendent leur lait. Dans d’autres pays, des expériences mettent en avant l’audace.

De quoi parlent les éleveurs français : de prix, de coûts de production… Des sujets à dépasser ?

De quoi parlent les éleveurs français : de prix, de coûts de production… Des sujets à dépasser ?


Le rapport sur la mise en place de la contractualisation laitière de 2012 montrait les limites des OP, voire leur inefficacité. Deux après, à un an de la suppression des quotas, qu’en est-il ? “Il suffit de regarder ce qui s’est passé l’an dernier sur le prix du lait pour se rendre compte que les OP ne fonctionnent pas, ou peu”, souligne la FNPL. Le syndicat veut faire admettre par les entreprises le droit des OP à négocier. Face à cette impuissance, et une certaine division des responsables sur la forme d’organisation, les producteurs ne se précipitent pas pour rejoindre les OP.

“Ces éleveurs n’ont attendu ni l’Etat, ni les syndicats, ni l’UE”


Ailleurs, des producteurs parviennent à se retrouver sur des organisations qui, au départ, semblent plutôt audacieuses. L’expert laitier Philippe Jachnick cite ainsi ces éleveurs de Bavière. “Ils ont vu que ça ne fonctionnait pas en OP face à chaque industriel. Ils se sont donc regroupés en AOP (équivalent allemand). Ces éleveurs se sont pris en charge, ils n’ont pas attendu les préconisations de l’Union européenne. Aujourd’hui, ils pèsent 2,6 milliards de litres de lait. Et ce n’est ni grâce à l’Etat, ni aux syndicats allemands.”


Une AOP à l’échelle des bassins, les JA en rêvent… Mais ce n’est pas fait [lire ci-dessous]. D’une part, parce que les entreprises n’y sont pas favorables. D’autre part, parce que les aînés de la FNPL jugent ces propositions, présentées fin janvier dans le Calvados, “utopiques”.


En Allemagne, les freins à ce type d’organisation existent moins. “Les éleveurs passent aisément d’une coopérative à l’autre”, rapporte Philippe Jachnick. Ainsi, une coopérative proche de la frontière française a récemment perdu “20 % de sa collecte en une semaine !” Reconnaissant la situation difficile, le directeur a confié à l’expert qu’il pensait “les récupérer ailleurs”.


Ne plus aborder le prix du lait mais les marges ?


Le médiateur des contrats lui-même lance des idées : “Aujourd’hui, chaque éleveur n’a qu’un seul collecteur. On pourrait imaginer qu’il en ait deux ou trois…”

Francis Amand poursuit : “Aujourd’hui, les relations contractuelles ne prennent pas en compte la hausse des parts de marché prises à l’international.” Le producteur n’en profite donc pas vraiment. Même dans les coopératives, “les adhérents ont du mal à savoir combien ce lait est valorisé… Ce n’est pas à la coopérative de décider seule à quel niveau doit être payé le prix B” prend-il en exemple.


Il n’y a encore du chemin à faire dans le rapport de force et la gestion des volumes entre éleveurs et laiteries. C’est le cas aussi pour les garanties proposées à la production. Les éleveurs américains, [lire ci-dessous] “ne parlent plus de prix ou de coûts de production, mais de marges pour vivre”, résume Philippe Jachnick. Dans ce pays d’extrêmes, les élevages proches de ceux de la Bretagne et les “usines à lait” californiennes sont donc parvenues à trouver un compromis pour que tous les éleveurs s’y retrouvent…


Frédéric Gérard


Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services