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Maine-et-Loire - 21-02-2014 - Antoine Humeau

Les adhérents FDSEA de plus en plus excédés par l’administration

SYNDICALISME

Le ras-le-bol des adhérents de la FDSEA à l'égard de l'administration semble avoir franchi encore un cap, à en croire les débats qui ont animé son dernier congrès, vendredi 14 février. Un syndicat dont les troupes semblent toutefois se regarnir.

Dans la salle, les adhérents font éclater des ballons de baudruche, pour symboliser

Dans la salle, les adhérents font éclater des ballons de baudruche, pour symboliser "le ras-le-bol provoqué par les pressions de toutes sortes".


Frédéric Robert est arrivé d'Angrie une cocotte-minute sous le bras, pour signifier le “burn-out, la pression que subissent les agriculteurs en permanence”. Principale cible des adhérents FDSEA, l'administration et “ses contrôles tatillons”. Pour le président Jean-Marc Lézé, l'extension de la zone vulnérable à la partie est du département l'an dernier a été la goutte d'eau. “Les gens ont l'impression qu'on leur demande des efforts supplémentaires qui ne sont pas justifiés. On est sur une réponse politique alors que l'on veut des réponses techniques.” “Nos rivières ne sont pas polluées !” s'étonne par exemple Dominique Janus, du Guédéniau. “On n'a plus le droit de rien toucher !” s'insurge Joël Gendron, de Saint-Georges-sur-Loire.

Dans ce contexte de ras-le-bol des “contraintes environnementales”, les contrôles provoquent de vives crispations. Tous, dans l'assemblée, ont en mémoire la récente condamnation à quatre mois de prison avec sursis de Pascal Laizé, responsable Environnement à la FDSEA, pour avoir menacé de mort des agents de l'Onema. Et tous dénoncent le fait que ces agents puissent effectuer des contrôles munis d'une arme. “Nous acceptons les contrôles, mais nous voulons plus d'humanité, explique Jean-Maurice Dupont qui en a assez de ces agents si pointilleux. Nous sommes à bout de ces dérives, on ne peut être juste que si on est humain”.


“Coupables de tout”


Les contrôles de l'inspection du travail (Direccte) semblent eux aussi de plus en plus mal vécus : “Quand un employeur a oublié de déclarer deux personnes sur cinquante pour la cueillette du muguet, c'est inadmissible qu'il y ait interpellation avec relevé d'empreintes”, s'insurge le secrétaire général du syndicat Emmanuel Lachaize devant le représentant de l'Etat. “On est a priori coupables de tout,complète Anne Gauthier, de la commission emploi. Employeur rime systématiquement avec fraudeur, c'est très dérangeant.” “Ce que l'on demande, c'est que les règles puissent être adaptées à la situation” résume Jean-Marc Lézé.


“Combien de temps vont-ils encore nous gonfler ?” demande Anthony Bourget, en écho. Dans l'assemblée, des ballons de baudruche ont été distribués, qui éclatent au gré des pressions égrenées : économique, administrative, environnementale, etc.


“Continuer à convaincre de rester unis”


A cette exaspération générale, s'ajoute une hostilité de plus en plus forte à l'encontre des transformateurs et de la grande distribution. Conséquence : “Les gens se détournent de l'élevage”, s'inquiète le président du syndicat. “Depuis dix ans, les bovins se font de plus rares dans le paysage, sur notre secteur, on compte cinquante exploitations en moins, elles ont été remplacées par des céréales”, fait remarquer Didier Robin, du canton de Pouancé.


Tout cela ne semble en tout cas pas nuire au syndicalisme puisqu'on constate un regain d'adhésions : “On est largement revenus sur le volume de nos cotisations après le séisme de 2009, et en plus les adhérents sont plus jeunes”, se réjouit Emmanuel Lachaize. A l'époque, la chute du prix du lait avait entraîné une fuite des adhérents, dont nombre d'entre eux avaient rejoint l'Apli qui venait de se créer. Mais “plutôt que des adhérents, ce sont plutôt des militants que nous recherchons”, complète Antoine Lardeux, président de Jeunes Agriculteurs. Des adhérents qui seraient davantage consommateurs de services : “Il n'est pas facile de mobiliser quand nous sortons pour des actions sur le prix des produits, soupire Jean-Jacques Delphin, du canton de Vihiers. Et quand on revient, on entend parfois la phrase qui tue, ‘Ça n'a servi à rien’”. Alors il faut “continuer à convaincre de rester unis le plus possible”, propose Jean-Marc Lézé, qui n'oublie pas au passage de flatter ses troupes d'un “vous êtes des héros”, au son d'une chanson d'Eddy Mitchell.


Antoine Humeau



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Catégories : syndicalisme

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