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Mayenne - 14-02-2014 - Frédéric Gérard

Ces jeunes filles parleront d’élevage à Paris

ENSEIGNEMENT //// SIA 2014

Le lycée agricole de Laval participe pour la cinquième année au TNLA, un trophée qui concerne les établissements dotés d'une ferme pédagogique. Un groupe au féminin se rend au Salon à Paris, point d'orgue de cet événement pédagogique, pour jouer les porte-drapeaux du lycée mayennais.

Claire, Constance, Clémence, Nolwenn, Emeline et Adèle (absente sur la photo) emmènent Fléole pour cinq jours à Paris.

Claire, Constance, Clémence, Nolwenn, Emeline et Adèle (absente sur la photo) emmènent Fléole pour cinq jours à Paris.


"L'important n'est pas de gagner à tout prix. C'est avant tout de participer, et de bien faire les choses”, insiste d'emblée Emmanuel Fournier, enseignant au lycée agricole de Laval. Il est l'un des chaperons de ces six jeunes filles engagées pour le Trophée national des lycées agricoles (TNLA). Elles vont partir cinq jours à Paris, avec Fléole, une Prim'Holstein de la ferme du lycée. “C'est une responsabilité de laisser des jeunes s'occuper d'une grosse bête comme ça”, souligne leur professeur. Même si ce n'est pas la vache qui semble leur avoir posé le plus de problème. “C'est le blog, indique Claire. On essaie de l'actualiser trois fois par semaine. C'est du travail ! Le problème, ce n'est pas l'outil en lui-même. C'est plutôt la rédaction.” Elles l'ont découvert, mais jugent l'effort payant : “Cela permet que les gens reviennent” sur le blog, glisse Nolwenn.

La communication, le critère déterminant


Pour participer au TNLA, il y a comme un petit casting, avec “une lettre de motivation” — le nombre maximum est de six élèves par lycée. Les professeurs veillent au tempérament de chacun, à la cohésion du groupe. “C'est un travail très long, avec beaucoup de temps extra-scolaire, passé ensemble, et notre but, c'est d'encadrer ce groupe de loin. Les élèves doivent aussi être capables de gérer le stress, une fois à Paris. Tout le groupe doit rester dans la même dynamique.”


Des critères font souvent la différence, comme la rigueur et l'autonomie ; et à ce jeu-là, les filles se distinguent souvent des garçons. De plus, il s'agit avant tout d'un projet de communication. Ces six jeunes filles de 19-20 ans doivent parler de leurs futurs métiers et de leur formation. Elles débattent du message à transmettre aux Parisiens. “On en parle ensemble pour savoir ce qu'on veut dire, et comment on va le dire. Nous sommes conscientes que les gens qui viendront sur notre stand ne vont pas connaître grand-chose de l'agriculture, et même avoir plein de préjugés. On veut aussi essayer d'organiser un petit jeu pour les enfants. C'est aussi une manière de transmettre des informations aux parents.”


Sur place, Constance sera un atout indéniable pour comprendre et échanger avec les habitants de la région parisienne sur un univers qu'ils connaissent de moins en moins. “Passionnée par les bovins, depuis toujours”, cette Parisienne d'adoption veut devenir éleveuse en allaitant. Comme Claire et Emeline, elle n'est pas fille d'agriculteurs, mais ne s'en laisse pas compter pour autant : “En concours, cela ne se passe jamais comme on pouvait le penser. Il y a les consignes d'éleveurs, mais il y a aussi du bon sens.” Clémence, Adèle et Constance ont suivi une formation au clippage avec l'association Prim'Holstein 53. Ce qui peut amener “un petit plus” à Paris, même si ce n'est pas sur le défilé des animaux qu'elles seront notées.


“Tout le monde est au taquet”


Chacune d'entre elles a ses raisons de participer. Pour Emeline, qui se destine aux métiers de la génétique, “c'était la volonté de participer à autre chose que les cours.” “C'est aussi le moyen de découvrir l'univers des concours”, lance Clémence. “Le travail en groupe, cela aura forcément une importance dans notre métier, on ne sera pas seule. Cela apprend déjà à écouter, et à mettre de l'eau dans son vin”, remarque Claire.

Les élèves ne sont pas les seules à être sur le qui-vive, avoue Emmanuel Fournier. “Le TNLA, c'est beaucoup de travail, les équipes pédagogiques mettent de l'énergie dans ces projets. Cela représente aussi de l'argent. Alors dans chaque établissement, tout le monde est au taquet pour en garantir la réussite. Et c'est quand même l'image du lycée qui est en jeu.” Les six filles le savent : “A Paris, on est Laval !” Près de 50 établissements participent. Face à elles, ce sont donc entre 250 et 300 concurrents, sur le millier d'élèves qui suit une formation PA (production animale), en France. Alors, “forcément, il y a des bons…”


Frédéric Gérard


Pour en savoir plus 

Le blog des filles consacré au TNLA est ici


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Catégories : formation Salons

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