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France - 07-02-2014 - Christian Evon

Le salon Biogaz 
accompagne la méthanisation

ENERGIE

"Les agriculteurs doivent raisonner dans une logique de diversification" estime le directeur de l'Ademe en Bretagne. Mais la difficulté de monter un dossier et le lourd investissement qu'il représente empêchent encore la méthanisation agricole de décoller.


Un an après avoir lancé dans le Morbihan son plan EMAA (Energie méthanisation autonomie azote), Stéphane Le Foll est revenu en Bretagne dire tout le bien qu'il pensait de la méthanisation. La méthanisation à la ferme présente au moins deux avantages : d'une part, mieux gérer l'azote par une réduction globale du recours aux intrants et la substitution de l'azote minéral par de l'azote issu des effluents d'élevage et d'autre part, produire de l'énergie renouvelable et en tirer un revenu supplémentaire.

“Fin 2012, la France comptait 90 méthaniseurs à la ferme et il y en a aujourd'hui plus de 140, ce qui montre que la filière est en plein décollage” a rappelé le ministre de l'Agriculture. On est pourtant encore très loin des 1 000 unités à la ferme créées d'ici 2020 que s'est donné le plan EMAA pour objectif. Le gouvernement a confirmé sa volonté de lever les obstacles au développement de cette énergie et de mobiliser tous les acteurs des territoires pour encourager les investissements.


Une réponse globale à la gestion de l'azote


“On compte aujourd'hui 80 installations et une quinzaine de projets en Bretagne” avance Gilles Petitjean, directeur régional de l'Ademe, avec un cofinancement à hauteur de 30 M€. “ll s'agit de mieux valoriser les déchets organiques des élevages, de l'industrie agroalimentaire, des boues de station d'épuration. A terme, tous ces déchets devront retourner au sol dans une logique de développement durable. La méthanisation est la technique la plus performante : il y a moins d'odeurs et elle apporte une certaine stabilisation tout en permettant au digestat de garder ses qualités fertilisantes.”


Pour passer à la vitesse supérieure, les porteurs de projets ont besoin de visibilité. “Notre dossier a mis plus de trois ans à aboutir” a expliqué lors d'une table ronde Mauritz Quaak, agriculteur en Seine-et-Marne, qui a été le premier en France à produire du biogaz injecté dans le réseau public, en août 2013.


“Nous visons une vingtaine d'injections en 2014 et 365 études sont réalisées” précise David Colin, de GRDF. “On espère atteindre les 20 Twh de biométhane produits en 2020”. Là où GRDF table sur 73% de gaz vert produit localement en 2050, l'Ademe place la barre à 56%.


Christian Evon




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