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en Ukraine n’a pas d’impact sur le commerce des grains”
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France - 07-02-2014 - Frédéric Gérard

Hélène Morin (Agritel) : “La crise politique 
en Ukraine n’a pas d’impact sur le commerce des grains”

CHAMP LIBRE

Hélène Morin est chargée des relations internationales chez Agritel. La 
société de conseil sur les marchés de l’agri-industrie intervient dans douze pays européens, et propose ses services dans huit autres pays au niveau mondial.

Hélène Morin est chargée des relations internationales chez Agritel.

Hélène Morin est chargée des relations internationales chez Agritel.


Quelle est la concurrence d’Agritel ?


Notre ambition est de devenir l’expert référent des marchés en Europe, au sens continental et non communautaire du terme. Il n’en existe pas, à l’échelle du continent, comme en Amérique du Nord. Au Brésil et en Argentine, il y a déjà des opérateurs bien implantés. En Asie, cela commence.


C’est pour cela que vous avez ouvert un bureau en Chine l’an dernier ?


On ne peut plus faire autrement : pour comprendre les marchés, il faut garder un œil sur la Chine. Pour le maïs, ce n’était pas un acteur qu’on regardait tant que ça, il y a encore deux à trois ans : elle importe désormais plus de 2 millions de tonnes par an. Et c’est encore plus vrai pour le soja en 2013 : la Chine a représenté 60 % des volumes traités dans le monde. Or, les données officielles sont parfois tronquées. Nous avons donc décidé d’aller cueillir les informations à la base, pour mieux les comprendre. C’est dans le même souci qu’en 2009, nous avons ouvert un bureau à Kiev. Nous jugions que les estimations de potentiel de production de la mer Noire n’étaient pas assez fiables.


Et quelle est la situation en Ukraine ?


Le climat a été clément. Le pays avait dédié davantage de surfaces au maïs, cette année, et a obtenu une récolte record : 28,3 millions de tonnes, avec un potentiel d’exportation de 19 millions de tonnes — la récolte 2012 s’élevait à 20,3 millions de tonnes, et était inférieure 5 millions de tonnes, il y a quatre à cinq ans. Le tournesol a aussi eu une récolte record, avec 10,2 millions de tonnes.


La crise politique ne gagne donc pas l’économie agricole ?


Ce qui se passe n’a pas d’impact sur le commerce des grains en tant que tel. D’autant que les perturbations touchent principalement Kiev et les grandes villes de l’Ouest pro-européennes. Les deux principaux ports exportateurs, Odessa et Nikolaev (au sud), en sont assez éloignés, et les grandes plaines céréalières s’étendent du nord-est au sud-ouest du pays. Donc, les relations entre opérateurs et clients étrangers restent bonnes.


Les sorties sont en baisse, mais c’est traditionnel à cette période. Le Noël orthodoxe se situe autour du 7  janvier, les 15 premiers jours de janvier sont donc très peu dynamiques ; c’est la trêve des confiseurs, là-bas.


Mais comment voyez-vous les choses, à plus long terme ?


L’agriculture, tous secteurs confondus, représente plus de 20 % des exportations totales du pays, et si on ne compte que les grains, entre 10 et 11 %. On peut donc imaginer que, quelle que soit l’issue politique, les Ukrainiens ne pourront perturber ce point stratégique. Mais il faudra surveiller la façon dont cette crise pourrait dégrader le niveau de confiance que les acheteurs attribuent au pays. Et si l’Ukraine en sort affaiblie.


Frédéric Gérard



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Catégories : culture Export

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