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Pays de la Loire - 07-02-2014 - Rémi Hagel, Christian Evon, Antoine Humeau

Les maires face 
à la réforme

EVENEMENT / Elections municipales

La réforme entre dans le concret : se déclarer candidat, constituer des listes paritaires. Sur le terrain, les maires prennent ces changements plutôt positivement, mais une inquiétude ressort : les citoyens craignent de s’engager.

Les élections municipales restent un moment important de la vie démocratique des villages. Cette année, les règles de vote changent, ce qui risque de perdre un peu les électeurs. En amont, les autorités et les maires s’efforcent d’expliquer au mieux.

Les élections municipales restent un moment important de la vie démocratique des villages. Cette année, les règles de vote changent, ce qui risque de perdre un peu les électeurs. En amont, les autorités et les maires s’efforcent d’expliquer au mieux.


A Saint-Thomas-de-Courceriers, commune d’à peine 220 âmes du nord-est mayennais, tout le monde se connaît. Si bien que traditionnellement, les électeurs recevaient… une liste blanche. Chez eux, ils inscrivaient les noms de ceux qu’ils voulaient élire à la mairie. En 2008, les choses avaient évolué : des candidats s’étaient manifestés, sur une liste ouverte. “Mais on n’avait pas fait le plein de conseillers, loin de là”raconte le maire Michel Turmeau. On avait sollicité des volontaires, non-candidats, qui avaient tout de même obtenu des voix. C’est peu dire que la réforme va bouleverser les habitudes. Les candidats devront se déclarer, et pour cela parcourir une heure de route pour aller en préfecture. 

Laurent Fléchard, agriculteur et maire de Loupfougères (412 hab., Mayenne) s’inquiète : “Obliger onze candidats à se déclarer est une difficulté. Il y a deux ans, nous avions dû procéder à des élections complémentaires et retrouver deux personnes. Ce n’est pas évident.”

La nouvelle loi a gardé une certaine souplesse : “Heureusement, il nous reste le plaisir de rayer des noms de la liste”plaisante Michel Turmeau. On peut panacher, c’est-à-dire ajouter ou retirer des noms, mais dans tous les cas, il faudra que ces personnes se soient déclaré candidates.


Convaincre les femmes


Autre nouveauté : l’instauration de listes paritaires pour les communes de plus de 1 000 habitants. “Les anciens habitants sont frustrés de ne plus avoir la possibilité de panacher, pour faire eux-mêmes la liste. Les nouveaux habitants, souvent venus de la ville, sont déjà habitués aux listes bloquées” constateJean-Pierre Belleil, agriculteur, maire de Joué-sur-Erdre (2 200 hab., Loire-Atlantique) depuis 2008. Il voit un avantage : “Avec des listes complètes et paritaires, le dépouillement sera beaucoup plus rapide qu’avant.”


Convaincre les femmes n’est pas évident partout. Bien qu’il n’y soit pas contraint, Jean Brault, maire de La Chapelle-Anthenaise (933 hab., Mayenne), constitue une liste paritaire : “Cette année, même en tant que maire sortant, j’ai du mal à la constituer. Il est très difficile de convaincre les jeunes mères de s’investir, elles sont débordées.”


Ailleurs, obtenir la parité ne semble pas si compliqué. A Landivy (1 150 hab., Mayenne), Jean-Pierre Dupuis avait déjà des listes paritaires lors de ses précédents mandats. Il note simplement que les femmes prennent plus de temps pour réfléchir avant d’accepter d’être candidates. “Peut-être qu’elles sont plus conscientes de l’engagement que cela représente…”


Un manque de motivation


“J’ai presque eu davantage de mal à trouver des hommes. La difficulté, c’est plutôt de trouver des candidats prêts à s’engager pour six ans” constate Jean-Pierre Belleil. En fait, c’est la question de l’engagement qui se pose. “On sent un manque de motivation, que l’on retrouve aussi pour l’investissement associatif” note Jean Brault.


De même, à Saint-Christophe-du-Bois, (2 600 hab., Maine-et-Loire), René-Luc Vigneron, maire et agriculteur, a constitué une liste paritaire, comme en 2008. Pour lui, le problème est ailleurs : “J’ai l’impression que c’est de plus en plus difficile de mobiliser le monde agricole.” Mais comme ses collègues, il constate que la désaffection n’est pas nouvelle et ne concerne pas que le monde agricole. A Saint-Christophe, en tout cas, il y aura pas moins de trois listes candidates…


Rémi Hagel, Christian Evon et Antoine Humeau



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Catégories : Politique

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