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France - 31-01-2014 - Antoine Humeau

Comment réduire les gaz à effet de serre en élevage bovin

EVENEMENT / Air et agriculture

Les élevages de bovins sont responsables des deux tiers des émissions totales de gaz à effet de serre de l'élevage. Mais ils représentent aussi un gros potentiel de réductions. Pour avancer, il faut actionner plusieurs leviers.

Une prairie permet de stocker du carbone, quand elle n'est pas trop vieille. La retourner déstocke.

Une prairie permet de stocker du carbone, quand elle n'est pas trop vieille. La retourner déstocke.


La solution n'est pas une recette toute faite. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), l'Institut de l'élevage propose trois niveaux d'action : l'optimisation technico-économique, les investissements dans de nouveaux équipements ou le changement de système. C'est évidemment au premier qu'il est le plus simple de progresser.

Il s'agit d'agir sur la quantité de concentrés, la consommation d'énergie, ou encore de réduire les périodes improductives des bovins, par exemple. “On peut forcer la productivité par animal en changeant l'alimentation”, propose Hélène Chambaut, de l'Institut de l'élevage. Avant de tempérer : “Mais n'oublions pas que les prairies stockent le carbone. Si on retourne une prairie pour passer en maïs par exemple, on déstocke, il faut prendre en compte ces aspects-là.” Selon les systèmes, une bonne optimisation peut permettre de réduire ses émissions jusqu'à 25 % Mais tout dépend d'où on part… “Il faut actionner plusieurs leviers, insiste Hélène Chambaut. Parce que remplacer le soja par du colza ne peut pas suffire”. “Ce sont tous les postes qu'il faut optimiser, complète Charlotte Morin, conseillère spécialisée en élevage laitier à la chambre d'Agriculture de la Mayenne. Il faut à la fois rechercher la meilleure efficience alimentaire, limiter les passages de tracteur, baisser les apports d'azote sur les cultures, etc.”.


Modifier son système d’élevage ?


Autre solution préconisée : investir dans la méthanisation ou des inhibiteurs de nitrification par exemple. Mais cela a un coût pour l'éleveur.


Le troisième niveau d'action proposé par l'Institut de l'élevage consiste à modifier son système d'élevage. Il s'agit par exemple de passer en race mixte ou d'augmenter la part de prairies de longue durée. “On peut allonger la durée des prairies temporaires à cinq ans”, suggère Charlotte Morin. Mais bouleverser son système ne va pas de soi, cette décision ne se prend pas à la légère.


Le potentiel de réduction des émissions de GES des élevages bovins est évalué à 20 % en France par l'Institut de l'élevage. Hélène Chambaut va même plus loin : “En actionnant tous les leviers en même temps, on arriverait jusqu'à 22 à 24 % de GES en moins. Mais actionner tous ces leviers n'est pas réalisable sur une exploitation.”

Dans tous les cas, la réduction des émissions ne devra pas se faire sous la contrainte. “Ce que je dis aux éleveurs, c'est que quand on améliore la technique et l'économique, derrière, cela agit sur l'environnement”, raconte Charlotte Morin.


Antoine Humeau


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Le 1er février 2014 à 11:51 par al11235813
Qu'en est il des différences entre races laitières ?
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