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Europe - 24-01-2014 - Frédéric Gérard

Vers la fin du dumping social ?

EVENEMENT / Les limites de l'Allemagne

L’instauration d’un salaire minimum en Allemagne est saluée. Même si personne ne crie victoire trop vite.


C’est fait. Le 13  janvier, employeurs et salariés allemands ont trouvé un accord pour mettre en place un salaire minimum. A partir du 1er juillet, les quelque 80 000 employés des abattoirs allemands pourront être payés selon une base minimale de 7,75 
 euros de l’heure. Ce sera la fin d’un régime spécial, une dérogation accordée par Bruxelles suite à la réunification du pays, en 1989. Le salaire horaire minimum augmentera progressivement à partir du mois de décembre, à 8  euros de l’heure puis à 8,60  euros, en octobre 2015, et enfin à 8,75  euros en décembre 2016.

Payés 17 % de moins qu’en France


“C’est une bonne nouvelle pour les salariés allemands, mais aussi pour les travailleurs français, se félicite le ministre français Stéphane Le Foll. Par cette avancée concrète, le secteur agroalimentaire allemand va retrouver un niveau de coût du travail qui permettra une concurrence plus équilibrée entre partenaires européens.”Selon l’Institut public Thünen, en Allemagne, les salariés des abattoirs seraient payés 17 % moins cher qu’en France et 42 % de moins qu’au Danemark. 


Les professionnels français saluent évidemment l’avancée, sans sauter au plafond pour autant. Ils attendent encore qu’une harmonisation sociale soit engagée au niveau européen, tandis qu’en Allemagne, “les entreprises jouent la montre” pour une application de ce “Smic” d’ici deux ans, voit le Collectif contre le dumping social.


Seulement une première étape ?


La transposition du Smic ne se ferait pas au même rythme selon les secteurs, et selon les Länder. Ce qui signifie que la première augmentation pourrait n’avoir lieu qu’en 2018. Une commission sera chargée de proposer, seulement à partir de 2017, des relèvements de salaires auprès du Gouvernement. Le DGB réclame une accélération du processus par voie législative. La confédération syndicale allemande estime néanmoins que ce salaire minimum “ne suffira pas à régler le problème de profusion d’emplois atypiques et précaires”. Si le taux de chômage avoisine (seulement) les 5 %, le nombre de travailleurs pauvres atteint 1,2 million, le taux de pauvreté 15 %.


La société allemande s’est d’ailleurs ému des abus pratiqués dans ses abattoirs, avec des travailleurs détachés roumains salariés à quelques euros de l’heure. Ce qui pourrait entraîner une suite à ce Smic allemand. L’alliance du SPD et des Verts autour d’Angela Merkel tirant en ce sens.


Le 9  décembre, les ministres du Travail de l’UE se sont déjà mis d’accord sur une révision de la directive sur les travailleurs détachés. Une avancée arrachée par la France... grâce au soutien de l’Allemagne, face au Royaume-Uni et aux Péco. Elle comprend un renforcement des mesures de contrôle contre les fraudes à disposition des Etats membres. Toutefois, la mesure reste optionnelle pour les secteurs de l’agroalimentaire et de l’agriculture qui représentent 53 % des travailleurs détachés en Europe. Le nombre de ces travailleurs à travers l’UE a été multiplié par vingt entre 2000 et  2011.


Frédéric Gérard



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Catégories : Emploi Porcs Viande

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