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France - 12-09-2002

'Défendre l’agriculture, une cause nationale'

«On dirait qu’on suit le Bon Dieu », persifle un cameraman, pris dans la mêlée de journalistes et d’élus qui tentent de suivre Jean-Pierre Raffarin. Il y a en tout cas quelque chose d’un messie lors de cette visite de deux heures où le 1er ministre serre les mains de l’un, offre l’accolade à un autre, écoute sans se départir de son sourire les exhortations d’un troisième. Sur les bords, certains gardent leur sang froid. « S’il s’amène avec du pognon, c’est bon », analyse un vieil agriculteur. Plus loin, un mari prévient sa femme : « c’est lui qui nous a enlevé les CTE ». Cet éleveur de bovins en Ille et Vilaine voit ses investissements bloqués, alors que son contrat allait passer en commission.
Si la traversée des halls se fait dans une ambiance mitigée, le discours sur l’agriculture de Jean-Pierre Raffarin recueillera des applaudissements nourris des représentants professionnels. Jean-Michel Lemétayer, redevenant président de la FNSEA, rappelle que « les paysans n’ont pas le moral », malmenés par les crises et « parce que l’horizon leur paraît bouché ». Le chef du gouvernement lui répond avoir « bien compris ce mal à l’âme ». « Les agriculteurs ont le sentiment que la société ne les écoute plus », alors qu’ils lui ont transmis leurs valeurs de solidarité, d’engagement. Jugeant les accusations portées à l’agriculture « injustes », Jean-Pierre Raffarin « appelle les Français à aimer leurs agriculteurs, autant que les Américains aiment les leurs ». La défense de l’agriculture devient pour lui « une cause nationale » : « il n’y a pas d’avenir de notre espace rural sans un développement équilibré de l’agriculture », celle-ci demeurant « la colonne vertébrale de la ruralité ».
L’élevage constitue une des priorités, le 1er ministre louant un métier de « passion ». « On ne peut traiter les éleveurs comme des statistiques, on doit créer les conditions pour qu’ils exercent dans la dignité leurs missions». Il pousse les éleveurs à persévérer dans la voie de la qualité, « la réponse face à la concentration ne pouvant être celle de la standardisation ». Une allusion aux conflits avec les GMS. Le ministre appelle d’ailleurs la grande distribution à « jouer la carte de la qualité France et du travail des Français » et à discuter avec les filières sur la répartition des marges.
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Les annonces pour l’agriculture
Dans ce discours où il réaffirme l’engagement du gouvernement à soutenir l’agriculture, Jean-Pierre Raffarin a fait quelques annonces, plus ou moins concrètes.

n Loi sur le développement rural. Les moyens pour le soutien au revenu des agriculteurs pourraient être renforcés via une loi sur le développement rural. La prime à l’herbe serait confortée pour 2003, ainsi que « des dispositifs à l’intérieur des CTE ».
n Contrats d’exploitation. Sur l’avenir de ces CTE, suspendus pour « savoir où on allait » (financièrement), il rappelle l’importance du « contrat entre le citoyen et l’agriculteur ». Il se dit favorable à ce type de contrat « avec la notion d’intégration à l’environnement et de développement économique ». L’idée serait de « sortir de la bureaucratie » et de construire ce contrat sur des objectifs simples.
n Retraites. Les dossiers engagés (préretraite, retraite complémentaire) devraient se poursuivre mais « le chantier est immense » avant d’atteindre « l’égalité pour tous ».
n PAC. Le 1er ministre a rappelé la position française, « nous sommes ouverts à la discussion mais pas avant 2006 », et l’attachement au principe de « préférence communautaire ».
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