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France - 17-01-2014 - Frédéric Gérard

Damien Lacombe (Sodiaal) : “Le sujet numéro un, 
ce sont les jeunes”

CHAMP LIBRE

Damien Lacombe, 52 ans, est producteur de lait de l’Aveyron. Il est le nouveau président de Sodiaal, devenue le quatrième transformateur européen. Il était déjà secrétaire général de la FNCL.

Damien Lacombe est le nouveau président de Sodiaal.

Damien Lacombe est le nouveau président de Sodiaal.


Depuis trois ans, Sodiaal a doublé ses volumes. Est-ce lié à une nécessité?

Ces rachats successifs sont liés à une même vision: chercher de la valeur pour nos adhérents. Avec Entremont, nous avons élargi notre panel de produits et sommes entrés sur un bassin laitier (la Bretagne) qui compte de plus en plus.Nos nouvelles gammes de fromages AOP Auvergne et AOP Pyrénées nous rendent moins vulnérables à certaines périodes de consommation et sécurisent l’avenir de nos adhérents du Sud-Ouest et du Massif-Central.


Ce n’est pas une course aux volumes dans l’absolu, mais une stratégie de “croissance rentable”. Avec l’arrivée de nouvelles coopératives (1), nous pèserons plus et aurons une base plus large dans un secteur où il n’y a plus de filets de sécurité. Un groupe de taille conséquente permet à la fois de rivaliser sur les marchés matures européens et de prendre des parts sur les nouveaux marchés de valeur, plus volatils.


Quels sont les gros dossiers pour 2014?


Nous allons négocier des hausses de prix à la grande distribution. Il reste aussi un travail de visibilité à faire sur les fromages AOP. Et il faut finaliser notre projet pour l’après-quotas, qu’on présentera lors de notre prochaine assemblée générale, en juin. Le travail de prospective et d’organisation est l’affaire de tous, éleveurs, commerciaux, responsables des flux de lait, etc. Et pour que les producteurs soient bien partie prenante, il faut leur remonter le maximum d’informations sur notre situation sur nos marchés. Le sujet numéro 1, ce sont les jeunes: comment les inciter à devenir éleveurs et les attirer? On doit leur donner de la valeur ajoutée, voire des volumes supplémentaires, et des perspectives dans la durée. Nous sommes peut-être plus conscients que d’autres que demain, nous aurons besoin de bras.


Vous vous vantez d’avoir payé un prix record, pour Sodiaal, en 2013 (343 euros). C’est une manière de rassurer?


2013 a été une année particulière. Nous avons été les premiers à jouer la médiation. Nous nous sommes fixé un cap, que nous avons respecté. Cela génère de la confiance chez les producteurs. D’autant qu’on se situe plutôt bien, sur le prix du lait, par rapport à d’autres grands transformateurs.


Mais pour janvier-février, vous décrochez à 380 euros contre 409 euros selon les indicateurs interprofessionnels. Est-ce lié à une volonté de lisser la production?


Oui. Nous sommes dans une logique où le prix du lait doit être le plus haut possible, en été. Donc, en début d’année, on doit se montrer plus prudent. Cela fait une dizaine d’années que Sodiaal travaille sur la saisonnalité. Remplir les outils industriels tout au long de l’année, c’est aussi un enjeu majeur pour être plus efficace, y compris sur les marchés à l’international.


Frédéric Gérard


(1) En moins d’un an, Sodiaal a repris les Fromageries de Blâmont (150 ML, en Meurthe-et-Moselle), les coopératives 3A (460 ML dont 147 ML en AOP/IGP, sur 23 département du Grand Sud-Ouest) et Lacopab (15 ML, dans l’Ain).



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