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France - 17-01-2014

Loi d'avenir : un vote sans surprises

EVENEMENT / Loi d'avenir pour l'Agriculture

Les députés ont adopté mardi en première lecture et à une large majorité la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt. La création des GIEE (article 3) en est la mesure phare mais le texte défendu par Stéphane Le Foll comprend bien d'autres décisions.


Le projet de loi d'avenir pour l'agriculture a été adopté par l'Assemblée nationale grâce aux voix des députés PS, Radicaux, Verts et Front de gauche par 332 voix pour et 205 contre. Les groupes socialiste et écologiste ont voté pour et le groupe UMP, contre. Les centristes de l'UDI se sont abstenus, sauf trois d'entre eux qui ont voté contre, parmi lesquels le Mayennais Yannick Favennec. Le texte amendé sera examiné au Sénat en avril, après les élections municipales.

Le ministre de l'Agriculture a salué ce vote, qui engage l’agriculture française dans une nouvelle ambition autour de la compétitivité économique et de la performance environnementale. “Cette loi favorisera la transition vers un modèle agroécologique, le renouvellement des générations et une nouvelle relation de l’agriculture à la société toute entière.” De leur côté, les syndicats agricoles sont mitigés. La FNSEA juge que le projet “ne répond pas complètement aux préoccupations des agriculteurs”.


Agroécologie contre compétitivité ?


Ce texte donne”un cadre national à une Pac plus verte et plus juste”, selon Dominique Potier (PS). Il a notamment salué la création des groupements d’intérêts économiques et environnementaux (GIEE), “une boussole qui renoue avec la tradition mutualiste et collective de l’agriculture et qui sera un laboratoire de l’agroécologie”, ainsi que la volonté de “protéger la terre et mieux la partager au service de la liberté d’entreprendre”.


Le GIEE fera entrer l’agriculture dans une dimension nouvelle, en devenant le cadre privilégié des démarches agroécologiques, partagées et collectives” s’est félicité Germinal Peiro, rapporteur du texte et député PS de la Dordogne. Lors des débats, l’opposition a dit tout le mal qu’elle pensait de ce dispositif. “Le GIEE est une fausse bonne idée qui tente de répondre à une véritable erreur d’analyse de la situation agricole” a réagi Antoine Herth, le député UMP du Bas-Rhin.


Selon le gouvernement, le GIEE doit “conforter la transition de l’agriculture vers des systèmes agroécologiques en s’appuyant sur des projets collectifs initiés par des agriculteurs, ancrés dans les territoires”.

Pour les écologistes, Brigitte Allain s’est satisfaite d’une série d’avancées, notamment sur le foncier et “un nouveau souffle” vers l’agroécologie. Mais elle a prévenu que son groupe “resterait vigilant à ce que les objectifs du projet de loi guident l’action du gouvernement”, après avoir lngtemps laissé plané le doute sur le vote du texte par le groupe Ecolo. André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme, a salué un texte qui “omet d’aborder certaines problématiques centrales comme les prix et les revenus, mais présente des avancées attendues depuis longtemps”et constitue un “profond changement pour l’orientation agricole de notre pays”.


Un avis que ne partage pas Antoine Herth (UMP) qui a dénoncé un texte “brouillon, approximatif, uniquement porté par un dogmatisme de gauche”. Il critique le fait qu’ “aucune mesure ne corrige le déséquilibre entre producteurs et distributeurs”, que la logique d’installation soit “complètement réécrite” en mettant la profession “sur la touche” et en laissant tout le contrôle aux départements et régions. Plus modérée, l’UDI (centre) s’est abstenue, estimant par la voix de Thierry Benoit que le texte “ne répond pas totalement aux attentes concrètes des paysans français” et “manque d’ambition”. Argumentant que “la modification des pratiques ne sera pérenne que si le revenu est conforté”, il donne rendez vous au ministre “en seconde lecture afin de donner un véritable élan pour l’avenir”. Le texte amendé sera examiné au Sénat en avril.



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