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Maine-et-Loire - 03-01-2014 - Antoine Humeau

L’année 2014 s'annonce morose
pour l'horticulture

VEGETAL SPECIALISE

Les caprices de la météo, ces dernières années, ont plombé les ventes et fait chuter les chiffres des entreprises. La hausse de la TVA, au 1er janvier, contribue à plomber le moral des horticulteurs.

Claudine Oger, présidente de l'Union horticole de l'Anjou : “Le CICE c'est une belle blague ! Ça ne compense pas les hausses de TVA !”

Claudine Oger, présidente de l'Union horticole de l'Anjou : “Le CICE c'est une belle blague ! Ça ne compense pas les hausses de TVA !”


Cela faisait déjà plusieurs années que les entreprises horticoles étaient inquiètes. Mais depuis trois ans, la situation semble s'être détériorée. La météo, d'abord, a joué un sale tour à la filière. “On travaille sous serre, mais cela ne sécurise pas nos ventes pour autant”, explique Claudine Oger, présidente de l'Union horticole de l'Anjou et gérante de l'entreprise Géoflor, à Tiercé. “De mars à juin dernier, on n'a pas vu le printemps, et après c'était trop tard pour vendre.” Et l'année précédente, c'était l'effet inverse, une sécheresse qui dissuadait les particuliers d'acheter des plantes. Même constat chez les pépiniéristes : “Les stocks sont pleins, nous sommes très inquiets pour terminer l'année”, alerte Pascal Levavasseur, gérant des pépinières éponymes à Brain-sur-l'Authion et président de l'Association régionale de la filière horticole ornementale (Arfho).


Une hausse de la TVA différente selon
les débouchés


Mais outre la météo, l'augmentation des taxes a jeté un froid sur toute la profession. Au 1er  janvier, la TVA, jusque-là à 7 %, est passée à 10 %. “Il y a deux ans, on était encore à 5,5 %, puis on est passé à 7 %, et là on en rajoute une couche”, s'indigne la représentante des horticulteurs. Cela fait des années que la TVA fait du yo-yo. Les horticulteurs se souviennent bien cette douloureuse période, entre 1991 et 1994, où la TVA était à 18,6 %. “Environ 20 000 emplois avaient été perdus et il y avait eu 5 000 dépôts de bilan.”


Toutes les entreprises ne sont pas touchées uniformément par cette hausse de la TVA au 1er  janvier, puisque cela dépend de leurs débouchés. Il n'y a pas d'incidence pour la vente au détail, mais pour ceux qui travaillent pour les marchés publics, l'impact ne sera pas négligeable : les budgets des clients, définissent TTC, risquent de rester constants, alors les achats seront moindres. Quant aux entreprises qui vendent en groupement, elles risquent de devoir rogner sur leurs marges, car les prix sont souvent imposés par les centrales d'achat. “Il y a de très nombreux groupements, et à cela il faut ajouter la concurrence étrangère, explique Claudine Oger. On est donc en position de faiblesse pour négocier avec nos clients”. De plus, le secteur, très employeur de main-d'œuvre, s'estime défavorisé par rapport aux entreprises étrangères, qui ont des charges sociales inférieures.

Une solution pourrait consister à se concentrer sur la vente de proximité, pour vendre à prix plus compétitif. Mais “en Maine-et-Loire, on est vraiment très nombreux et on ne peut pas tous faire de la vente au détail, il n'y a pas un marché suffisant”.


Pascal Levavasseur, estime la baisse des ventes, à la louche, à plus de 20 %. “La dernière fois qu'on a connu une telle situation économique, c'était en 1981. A l'époque, il y avait eu 30 % de licenciements et cinq dépôts de bilan dans le département.”


“Il faut nous adapter aux évolutions du marché”


Le Crédit impôt compétitivité emploi (CICE), sensé comme son nom l'indique redonner de la compétitivité aux entreprises, ne semble pas être perçu comme une solution miracle : “Ça c'est encore une belle blague, s'indigne Claudine Oger. Il est loin de compenser la hausse de la TVA.” Et l'enterrement provisoire de l'écotaxe, annoncé récemment, ne semble pas du tout avoir dissipé les inquiétudes du secteur. “Il va falloir se battre dur pour obtenir son abrogation, mais ce n'est pas gagné du tout. La coupe est pleine !" Et d'ajouter : “Peut-être faut-il aussi que nous nous adaptions aux évolutions du marché.”


Antoine Humeau


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Catégories : Horticulture

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