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dans le prix du blé
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Pays de la Loire - 20-12-2013 - Christian Evon

Mettre de l'éthique 
dans le prix du blé

FILIERE

La démarche fonctionne en

La démarche fonctionne en


Appelé Blé-agri éthique, la nouvelle filière céréalière lancée en juin dernier par la coopérative vendéenne Cavac se développe. “Avec nos  500 agriculteurs et nos sept minoteries, on espère 100 boulangeries adhérentes avant la fin de l'année” explique Ludovic Brindejonc, directeur de la jeune structure. La Cavac et ses 120 agriculteurs sont engagés pour 25 000 tonnes, la CAPL et l'Epi salvagnacois (Tarn) l'étant pour un tonnage moindre.


La filière, qui a démarré dans l'Ouest (Pays de la Loire et Bretagne) a un pied dans la région Midi-Pyrénées et a vocation à s'étendre dans toute la France. Après l'inauguration de la première enseigne en Vendée, à la mi-octobre, Eric Marché, boulanger à Nantes, s'est laissé séduire à son tour. “Je prends ça comme un engagement sur le long terme. Le fait de permettre à mes clients de promouvoir à leur tour cette démarche éthique autour de l'achat de leur baguette me plaît bien aussi. La présence du logo sur mes produits est la preuve de mon engagement vis-à-vis du consommateur.”


Un contrat de prix à trois ans


L'idée est simple : fixer un prix du blé à trois ans pour le déconnecter de la volatilité du marché, un prix qui s'applique de l'agriculteur au boulanger en passant par le meunier et l'industrie agroalimentaire. “Si les cahiers des charges qualité sont désormais respectés, la fluctuation des prix rend difficile la prise de position des industriels de la première et de la seconde transformation sur le marché du blé” explique le directeur céréales de la Cavac, Christophe Vinet.


La coopérative vendéenne ne souhaite pas dévoiler à quel prix est contractualisé le blé sur trois ans. “En dessous de 140  € par tonne on ne peut pas suivre alors qu'au-dessus de 260€ /t, c'est l'industrie qui ne suit plus” estime Franck Bluteau, l'un des premiers agriculteurs à s'être engagé dans la démarche.


Elle repose sur des engagements réciproques et équitables entre les acteurs. A la production, l'agriculteur s'engage à mener au minimum une action innovante permettant un gain environnemental sur l'eau, l'air et/ou le sol. En effet, la production du blé représente 80 % de l’impact environnemental d’un produit à base de farine. Parmi les actions, citons l'enrichissement du sol en bactéries pour limiter l’apport d’azotes, l'installation d’indicateurs de vie biologique des sols ou encore la mise en place de couverts végétaux.


Christian Evon


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Catégories : culture Coopératives

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