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France - 20-12-2013 - Frédéric Gérard

Thierry Roquefeuil (FNPL) : “On veut s’inspirer des ‘class action’ pour donner plus de pouvoir aux OP”

CHAMP LIBRE

Thierry Roquefeuil est président de la FNPL. La fédération nationale des producteurs de lait, branche spécialisée de la FNSEA, fait le compte de fin d’année.

Thierry Roquefeuil est président de la FNPL.

Thierry Roquefeuil est président de la FNPL.


Un prix à 346  euros “envisageable”

Pour la FNPL, il est “tout à fait envisageable que le prix du lait pour les mois de novembre et décembre soit supérieur aux mois précédents”, pour atteindre un prix de base moyen sur l’année de 346  /1 000 litres. Soit “l’un des prix les plus élevés depuis 2008”, souligne la fédération. Les éleveurs devraient d’autant plus en profiter que ce niveau de prix, qui reste une estimation, sera couplé à la hausse de la production. Même si les coûts de production connaissent eux aussi, une progression, par rapport à 2012. “Il n’y a plus beaucoup de marge par rapport aux coûts de production.”

Rétablir des négociations constructives


Pour parvenir à obtenir ce prix, calculé sur les bases des indicateurs interprofessionnelles, la FNPL est consciente que l’interprofession, justement, doit fonctionner... Et pour cela, que les relations entre producteurs et industriels soient au beau fixe. “Le prix payé ne se décrète pas, ne se fixe pas, il se calcule. Il manque, selon les entreprises, entre 5 et 10  euros/1 000 litres pour atteindre le prix juste.” Particulièrement dans le collimateur, Lactalis est sommé de “ne plus faire la sourde oreille” et de respecter “le contrat signé avec ses producteurs”. Une réunion entre la direction et les OP (organisation de producteurs) réunies dans l’Unell devait se tenir jeudi. Si les positions n’ont pas évolué, le syndicat envisage de “bouger”, en janvier. La grande distribution n’est pas oubliée : “La politique des prix bas a atteint ses limites.”



Deux lois pour “renforcer le pouvoir des OP”


La Loi Hamon pourrait pondérer la toute puissance des enseignes de la grande distribution, qui se comptent sur les doigts de la main. La FNPL espère que soit ainsi donné aux OP le droit de mener des actions “inspirées des ‘class action’”. “Aujourd’hui, un producteur qui conteste quelque chose à sa laiterie, qui se sent lésé par rapport à son contrat initial, ne peut se défendre devant la justice qu’à titre individuel. Si on donne le droit aux OP de représenter leurs adhérents pour mener une action juridique, cela permettrait sans doute d’obtenir plus facilement ‘réparation’ de la part d’une entreprise. Ce type d’action peut être long, mais on peut arrêter en cours de route. Le droit de pouvoir lancer une action est emblématique : les industriels font très attention à leur image, et une affaire juridique ne leur ferait pas une bonne publicité.”Plusieurs députés défendraient cette idée, dont le rapporteur de la Loi d’Avenir pour l’agriculture, Germinal Peiro. Ce dernier porte d’autres ambitions, pour ce texte, qui sera en discussion dès janvier. Comme le fait de donner plus de pouvoir au médiateur des relations commerciales, pour qu’il puisse lui-même définir sa mission, sa durée, et son rôle d’arbitre.


Pac : “Le compte n’y est pas.” 


La répartition des aides couplées entre ruminants ne satisfait pas la FNPL. 140 millions d’euros et un plafond à 40/vaches avant dégressivité : “Les éleveurs laitiers méritaient mieux et restent perdants !”


Frédéric Gérard


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