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Mayenne - 13-12-2013 - Frédéric Gérard

La tuberculose anime les débats

SANITAIRE

Les éleveurs sont venus en nombre à l’assemblée de section du GDS, à Evron. Une bonne soixantaine, ce n’est pas le cas tous les ans. Ils voulaient s’informer du dispositif de prophylaxie sur la tuberculose bovine mis en place dans leur canton. L’arrêté préfectoral paru, les questions n’ont pas manqué.

Mercredi, à Evron, les éleveurs ont exprimé leurs inquiétudes quant à la gestion de la tuberculose bovine sur leur secteur. La mise en place d’un test expérimental n’a rien arrangé.

Mercredi, à Evron, les éleveurs ont exprimé leurs inquiétudes quant à la gestion de la tuberculose bovine sur leur secteur. La mise en place d’un test expérimental n’a rien arrangé.


Pourquoi une zone à risques ?


La source du problème : il s’agirait d’une résurgence d’un foyer révélé en 1997. Pour combattre la prolifération de cette zoonose, un programme de prophylaxie est mis en place. Il s’étend sur les campagnes 2013-2014 et 2014-2015. Le périmètre est défini en fonction des circulations d’animaux appartenant aux élevages où ont été trouvés des cas, en particulier l’élevage Kermès. Il concerne 20 communes, 350 élevages, environ 22 000 bovins de plus de 24 mois. Les animaux plus jeunes ne sont pas soumis au dépistage (1). Deux communes de la Sarthe sont englobées : ce département a cependant décidé d’attendre l’an prochain.


Une gestion expérimentale


Les services de l’Etat ont tranché pour une intradermotuberculination simple (IDS), doublée d’un test expérimental, l’interféron gamma (IFN). Les vétérinaires libéraux prônaient le dépistage comparatif (IDC). Le préfet a tranché : trop cher (300 000 euros d’actes, au lieu de 100 000 euros pour l’IDS), et pas nécessaire, du fait de l’IFN.


L’IFN est expérimental mais “intéressant”, explique le technicien de la DDCSPP, Jean-Pierre Gérault. Certains éleveurs s’émeuvent alors de servir de “cobayes”. “Ce test n’est pas reconnu ni au niveau national, ni au niveau de l’Europe. On doit donc constituer une base de données. Mais il donne des résultats encourageants en Dordogne et en Côte-d’Or”, affirme le représentant des services vétérinaires.


L’Etat prend en charge l’IFN et la recherche associée. Le conseil d’administration du du GDS, a “voté à l’unanimité” la mutualisation des coûts de l’IDS (17 ct par bovin).


L’intérêt à terme

Pendant ces deux ans, l’IDS et l’IFN restent complémentaires, du fait du caractère expérimental du dépistage. Avec l’IFN, “on espère que les données validées permettront de mettre en place un protocole, poursuit Jean-Pierre Gérault. L’IFN pourra remplacer l’interdermotuberculination.” Il y a deux objectifs principaux, insiste Philippe Pillons, directeur du GDS 53 : “Alléger la réglementation et diminuer les contraintes pour les éleveurs.” Par exemple, un animal suspect n’entraînerait plus la suspension automatique de l’ensemble du troupeau. “Tout le cheptel ne serait pas bloqué [en cas de contrôle positif à la tuberculine], seulement l’animal suspect. Et l’attente ne durerait plus que trois jours…” Au lieu de 42 jours, actuellement.


Un enjeu collectif

“Si on ne veut pas se soumettre au programme, que se passe-t-il ?” demande un éleveur, dont le siège d’exploitation, mais pas certaines parcelles, se trouve hors du périmètre de surveillance. La DDCSPP a peu de moyens, elle envisage le retrait de la carte verte. “C’est une maladie transmissible à l’homme, même si les cas sont très rares, rappelle Patrick Giraud, le DSV. Mais c’est aussi une maladie économique. La perte de la reconnaissance de territoire indemne peut fermer des frontières à l’export.”


Indemnisations

En cas de test positif, l’animal sera abattu. L’Etat verse 1 900 euros par tête (pour les plus de 24 mois, 900 euros, pour les plus jeunes), “valeur bouchère déduite”. Dans certaines conditions, le GDS complète en prenant en charge la différence relevant d’un manque à gagner lié à des valorisations spécifiques (label, etc.). Le groupement a aussi versé 22 500 euros en 2013, pour les abattages diagnostic, et envisage 40 000 euros pour 2014. Le GDS met aussi à disposition du matériel de contention, “charge aux éleveurs de les désinfecter”.


Frédéric Gérard




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Catégories : Sanitaire

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