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Grandes cultures - 13-12-2013 - Rémi Hagel

“Les céréales, c’est surtout un métier de logistique”

EVENEMENT / Vendre ses céréales

Comment fonctionne le commerce des céréales une fois la moisson réalisée ? Michel Le Friant, de Caliance, joue le tampon entre le terrain et la demande mondiale, avec ses moyens.

Le nouveau site de stockage de la Cam de la Croixille peut stocker près de 12 000 t. Il peut aussi bien desservir les ports que les usines d’aliment bretonnes. En Bretagne, les silos se trouvent directement près des usines d’aliment.

Le nouveau site de stockage de la Cam de la Croixille peut stocker près de 12 000 t. Il peut aussi bien desservir les ports que les usines d’aliment bretonnes. En Bretagne, les silos se trouvent directement près des usines d’aliment.


Les céréales moissonnées, l’agriculteur peut enfin souffler. L’histoire de sa récolte n’est pourtant pas terminée. C’est ce qu’a détaillé Michel Le Friant aux adhérents de la Cam jeudi 5 décembre.

“L’été, c’est du sport : nous devons parvenir à placer toutes les céréales sur les points de collecte, en réduisant les coûts de transport au maximum. Le métier des céréales, c’est surtout un métier de logistique : cela représente 50 % des coûts. Sur l’est de la zone Caliance (Mayenne), on a des silos bien éclatés car la destination peut varier entre export et alimentation. Sur l’Ouest (Bretagne), on a les silos au pied des usines d’aliment. La destination est connue, et cela ne demande donc qu’un seul transport. On établit un plan de stockage général, entre nos trois coopératives (Cam, Triskalia, Vegam), pour éviter, par exemple, d’avoir des camions qui se croisent en Ille-et-Vilaine. Pendant la moisson, vous remplissez une plateforme en une nuit, mais nos camions ne peuvent rouler 24h/24. Vos puissances de battage augmentent plus vite que la capacité de transports de nos camions. Nous en avons 100. En 2012, à l’approche de la moisson, les cours approchaient les 200 euros/t. Fin juin, ça a été de la folie chez les producteurs qui ont tous vendu. Pour nous, il s’agit de trouver des contreparties, des acheteurs. On a déboursé 150 millions d’euros sur l’été parce qu’il y avait des volumes importants et des prix élevés. On a cassé la tirelire, mais on n’a pas tout vendu tout de suite. Nous devons gérer, et analyser les marchés.”


Difficile de livrer les ports


L’équilibre entre débouchés export et alimentation n’est pas évident à gérer. Pour Michel Le Friant, les producteurs ont tout intérêt à améliorer la qualité de leurs blés. “L’export en Europe régresse. Vers les pays tiers, on ne peut pas bâtir sur un marché de pauvres, et les pays qui ont des sous achètent un blé de qualité (riche en protéines).” Cela reste incertain, car “il faut livrer les ports. Ils utilisent les trains en priorité et nous appellent en bouche-trou. Et parfois, si c’est l’Ukraine qui emporte un marché, les Français se trouvent le bec dans l’eau, les silos de Nantes restent pleins et ne peuvent prendre nos camions”


Le débouché alimentation animale est rassurant, car régulier sur l’année. Lui aussi demande des céréales de qualité (lire ci-dessous). Cela dit, les soucis bretons ne sont pas sans conséquence : “Tilly-Sabco, c’est 80 000  à 120 000 t d’aliment par an, dont 60 % de blé. C’est le tiers de la collecte de la Cam qui perd un débouché.”


Rémi Hagel


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Catégories : Export

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