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Grandes cultures - 06-12-2013 - Christophe Zapata

La mutagénèse en question

EVENEMENT / Sélection végétale

Les moratoires régulièrement imposés à l'encontre des OGM dans l'Union européenne pousse les “semenciers” à rechercher d’autres solutions.

A la différence des OGM, la mutagénèse n’introduit pas de gène étranger dans l’organisme. Mais l’obtention des mutations qui rendent le colza résistant à un herbicide, risque de relancer le débat.

A la différence des OGM, la mutagénèse n’introduit pas de gène étranger dans l’organisme. Mais l’obtention des mutations qui rendent le colza résistant à un herbicide, risque de relancer le débat.


"Je ne pense pas que l’opinion publique en Europe évoluera sur les OGM dans les cinq ans qui viennent” a déclaré Dirk Augustin, codirecteur de KWS pour le maïs et les oléagineux, le 19 novembre, lors de la célébration des 20 ans de Razès Hybrides, une coentreprise créée avec la coopérative audoise Arterris. “Si le refus persiste, il faut trouver d’autres solutions ...” D'autres solutions comme la mutagénèse, dont le laboratoire KeyGene aux Pays-Bas s'est fait une spécialité. “Nous avons développé une méthode très performante pour accélérer l'apparition d'un caractère dans une plante” explique Edwin van der Vossen, responsable “Grandes cultures” de KeyGene. “Quand nous avons identifié les gènes clés d'un caractère qui nous intéresse (tolérance à la sécheresse ou a un herbicide), nous provoquons des mutations par différents traitements et nous sélectionnons les plantes intéressantes.” La spécificité du dispositif est d'automatiser à grande échelle et d'accélérer ce qui se fait en laboratoire.


Sécheresse : plusieurs caractères à modifier


“Les variétés produites lors de la “révolution verte” dans les années soixante, ont été obtenues en activant par mutation un gène de nanisme présent dans les plantes” se défend Edwin Van Der Vossen. “Sous l'effet de la fertilisation, ces variétés faisaient de longues tiges et l'épi tombait au sol avant sa maturité. L'activation du gène a permis de raccourcir et de renforcer les pailles.” Lorsque c'est simple, quand le changement tient à un seul caractère, l'obtention peut être assez rapide. Pour obtenir la résistance à un désherbant, il “suffit” de modifier légèrement l'enzyme de la plante qui est bloqué par l'herbicide. L'enzyme n'est plus touché par l'herbicide et la plante n'est plus sensible au traitement. “Mais pour la tolérance à la sécheresse, plusieurs caractères indépendants et complémentaires sont en jeux, chacun comportant plusieurs gènes. Modifier l'ensemble en vue d'obtenir une meilleure tolérance à la sécheresse relève de l'impossible” affirmait le biologiste Jacques Testard lors d'une conférence au Mans en octobre dernier.


En interrogeant l'innocuité des plantes obtenues par mutagénèse, les manifestants d'Angers posaient aussi la question de leur intérêt économique et agronomique. André Mérien, ingénieur Cétiom, citait, dans une réunion technique, à propos d'une nouvelle variété de colza résistante à une sulfonylurée, présentée par BASF mais non encore inscrite : “Un désherbage sur plantes adventices levées donc un traitement plus efficace et à vue (ou pas de traitement si le colza ne lève pas), une solution simple contre les adventices difficiles à détruire et une grande simplicité pour l'agriculteur. Ce sont des possibilités intéressantes à condition de maîtriser les repousses et d'empêcher l'apparition de résistance chez les adventices.” L'UIPP et Coop de France ont d'ailleurs signé une charte pour que l'utilisation de ce type de variété soit très encadrée.


Christophe Zapata




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Catégories : culture

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Réactions (1)
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Le 28 avril 2014 à 19:59 par Caroline
Utiliser les OGM en agriculture c'est comme utiliser un bazouka pour tuer une mouche ! D'autre méthode existent pour lutter contre les parasites et avoir un bon rendement : agroécologie, permaculture...
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