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Fourrages - 06-12-2013

Il a testé différents moyens de destruction

Ghislain Viot, du Gaec du Clairet, à Bierné (Mayenne), accueille la démonstration du 12 décembre. Le Gaec compte 70 vaches laitières (570 000 l), 45 taurillons et 130 truies baiseur/engraisseur, sur 164 ha. Cent hectares sont consacrés à la fabrication d'aliment à la ferme pour le porc, ne laissant que 60 ha pour l'atelier lait. Cela implique un système intensif, avec 50 ha de maïs. Depuis plus de 25 ans, les éleveurs implantent du ray-grass italien (RGI) en dérobé sur une vingtaine d'hectares. Cela représente à la fois un moyen de valoriser les lisiers, et de produire du fourrage pour les taurillons, les génisses et les vaches laitières. “Actuellement, on met deux tiers d'ensilage de RGI dans la ration des génisses, et on en met 400 kg pour 3 tonnes dans les rations VL.” Aujourd'hui, les 50 ha accueillent des couverts. Cette année, 30 ha de RGI sont complétés par 20 ha de phacélie. L'an dernier, Ghislain Viot a implanté de la moutarde et du radis chinois. Il a aussi mené ses propres essais sur une parcelle de 7 ha, avec 17 bandes différentes. Il a en tiré certaines conclusions. Entre phacélie et moutarde, la première semble moins intéressante : “A l'ensilage, il n'y a pas de grande différence de rendement, mais la phacélie coûte environ trois fois plus cher à implanter. Il faut un semoir classique, alors que la moutarde peut se semer à la volée. Par ailleurs, avec la phacélie, on ne peut pas faire notre graine.”

Une sécurité fourragère

Finalement, le RGI a sa préférence. “L'an prochain, on pense essayer les 50 ha en RGI. La graine ne nous coûte rien, et le RGI nous laisse le choix. On peut l'ensiler tôt en cas d'année sèche, afin d'éviter qu'il ne pompe les réserves hydriques pour le maïs derrière. Cela nous apporte une sécurité fourragère.” Mais on peut aussi choisir de ne pas le récolter, et de l'enfouir avec un cultivateur (outil de travail du sol à dents profondes), apportant de la biomasse au sol. “On l'a constaté sur nos essais : le maïs était plus beau derrière.”

Options de destruction

Pour la destruction du couvert, plusieurs options possibles. “Je suis passé avec un rouleau, dans les deux sens, début janvier, après un gel à -5 °C. Tout a été bien cassé. A -10 °C, un seul roulage suffirait.” Mais habituellement, “nous procédons ainsi : au cours des belles journées de février, on passe avec le cultivateur. Ainsi, on remue le sol et on abîme les racines, ce qui a tendance à faire mourir la moutarde. En mars, on épand le lisier avec un enfouisseur à dents, qui remue le sol à nouveau. Vers le 10 au 10 avril, si on constate qu'il y a trop de repousses, on termine au glyphosate. Pour le RGI, une fois ensilé début avril, on le termine au glyphosate si l'année est sèche, afin qu'il ne pompe pas trop d'eau. Si l'année est humide, on passe le cultivateur, qui, par ailleurs, permet de réchauffer la terre.”

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