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Grandes cultures - 29-11-2013

Désherber du colza avec des plantes compagnes

Grandes cultures

Le colza associé à des légumineuses à l'automne se développe davantage et de façon plus homogène que le colza semé seul. Mais cette technique se heurte à des freins plus ou moins justifiés.

La présence des plantes compagnes ne suffit pas pour étouffer les adventices. Il faudra d'abord résoudre le problème par la rotation des cultures. Mais pour Philippe Pastoureau à Chantenay-Villedieu­, le désherbage est le résultat d'une conduite globale dont la priorité est “la santé du sol” et à la qualité de l'implantation des cultures. A partir de là, il peut arriver que des adventices se développent mais elles ne prennent pas le dessus sur la culture.


Solide sur les principes

Les principes ne changent pas. On réduit fortement les levées d'adventices en limitant le travail du sol au strict nécessaire. Pour ne pas avoir à travailler le sol, il faut éviter tout tassement, et favoriser les vers de terre. “Pour éviter les tassements à la récolte du maïs grain, j'ai dégonflé les pneus de la moissonneuse et des tracteurs autant que j'ai pu, en suivant les indications du constructeur pour chaque type de pneu. On trouve ça sur internet.” Et pour faire travailler le sol par les vers de terre, “il faut les nourrir avec des résidus de culture en surface. Dès qu'on enfouit, on fait travailler les bactéries du sol. C'est un autre processus.” Ce faisant, depuis l'arrêt du travail du sol, les taux de matière organique dans le sol progressent en moyenne de 0,1 % par an. “Dés qu'on travaille le sol, on relance la minéralisation de la matière organique et il faut en apporter beaucoup pour empêcher le sol de s'appauvrir.” Même les résidus de récolte de maïs-grain restent en surface et au printemps, ils ont déjà presque totalement disparu.


Féverole et pois de printemps

Le colza a été semé cette année au strip-till avec des plantes compagnes, (pois de printemps, féverole) à 5 cm de la ligne du colza. L'écart entre rang est de 60 cm. “Cela fait que la moissonneuse et les tracteurs ne passent jamais sur les rangs. C'est important pour la culture qui viendra derrière.” En l'occurrence, du maïs semé à 60 cm d'é­car­tement également, sur les rangs de colza, sans préparation. Cette année, du fait de la sécheresse, les repousses du précédent blé et les adventices n'ont pas levé. Donc un antidicot avait été fait sur le rang au semis. Puis il a fallu faire un autre antidicot (en rattrapage) en post-levée des adventices. Le colza doit être suffisamment installé au moment de la montée du pic de minéralisation de l'azote de l'automne. Pour cela, le colza a dû être irrigué fin août. “Mais c'est exceptionnel. L'idée pour les prochaines années serait de remplacer la dent du strip-till par deux disques. Cela permettrait de faire 2 cm de terre fine sur la largeur du rang (déchaumage localisé). Cette préparation aurait lieu assez tôt par rapport au semis du colza et la rupture de capillarité empêcherait le sol de se dessécher en profondeur. Ainsi le colza pourrait germer plus facilement même en condition sèche.” Cette année, le colza est homogène et aussi bien développé que les plantes compagnes. Une synergie de croissance est évidente. Le pois sera détruit par le gel et la féverole par du Lontrel ou du Chrono au printemps si besoin. L'azote qu'elles auront fixé profitera à la culture suivante mais leur présence à l'automne améliore la croissance du colza.


Philippe Pastoureau donne tous les détails sur son blog : http ://agriculture-de-conservation.com/-Philippe-

Pastoureau-.html

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Catégories : culture

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