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Mayenne - 08-11-2013 - Frédéric Gérard

Aides Pac : 22  millions d’euros en moins

SYNDICALISME

En conseil fédéral mercredi 6 novembre, la FDSEA de la Mayenne a évalué l'impact de la redistribution des aides Pac dans le département, en présence d'Henri Brichart, le vide-président de la FNSEA.

Une bonne centaine de personnes a pu entendre qu’un éleveur mayennais pourra perdre jusqu’à 90 euros/ha entre aujourd’hui et 2019.

Une bonne centaine de personnes a pu entendre qu’un éleveur mayennais pourra perdre jusqu’à 90 euros/ha entre aujourd’hui et 2019.


"Avec des ministres du coin [le Mayennais Guillaume Garot et le Sarthois Stéphane Le Foll], on ne comprend pas comment justifier le choix de faire perdre 22 millions d’euros à un département comme le nôtre.”

En conseil fédéral, mercredi soir, la FDSEA de la Mayenne a fait les comptes de ce que la réforme de la Pac va représenter pour les agriculteurs du département. “Le verdissement ne posera pas de problème”, assure le président Philippe Jehan : les systèmes de production sont déjà adaptés aux nouvelles exigences. En revanche, ceux qui perdront le plus d’aides européennes sont bien les producteurs de lait. Entre 2015 et 2019, les laitiers spécialisés pourraient ainsi perdre entre 10 % et 19 % de subsides, les laitiers avec cultures 16 % et les laitiers avec JB 27 %. 

Pour une exploitation de 52 hectares avec actuellement 400 euros de DPU à l’hectare (la moyenne départementale), la perte pourrait ainsi atteindre, sur les aides 2019, 90 euros/ha, indique Eliane Moret. “Mais rien n’est encore calé”, précise la responsable Economie de la Chambre. Invité, Henri Brichart indique que Stpéhane Le Foll souhaite “arrêter les arbitrages avant la fin de l’année, afin de disposer d’un an” pour les adaptations (nouveaux logiciels, etc.) que nécessite cette “révolution dans la distribution des aides”.

En France et particulièrement en Mayenne, la question portera principalement sur la distribution des aides couplées : laitiers et allaitants devront se partager une enveloppe “qui n’est pas extensible”. Malgré les 15 % de couplage préservé dans le montant global, la nouvelle aide laitière va-t-elle impacter indirectement la PMTVA ? “Ce sera le grand débat, et il faut que la profession fasse preuve de transparence sur le sujet”, insiste le vice-président de la FNSEA. Apportant quelques éléments de réponse : “La nouvelle Pac profite en priorité aux éleveurs du Massif Central” et encore “l’aide laitière est un moyen de redonner de la confiance aux éleveurs”.

Chacun a fait ses calculs pour son exploitation, ou plus globalement. “En Mayenne, on a toujours fait le choix des actifs. Cela nous a conduits à l’intensification. On a créé de la valeur ajoutée qui a profité au développement des transformateurs”, rappelle Florent Renaudier, responsable de la section laitière et ancien président de JA. “En perdant des DPU, on perd sur les deux tableaux”, constate-t-il.

Frédéric Gérard


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Catégories : syndicalisme

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